« 30 secondes de ma vie que j’aimerais pouvoir changer » : le geste de ce pilote, sous champignons hallucinogènes, aurait pu être fatal

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Illustration. (Mario Tama/Getty Images)
Von 27 août 2024

Un terrible accident a pu être évité de justesse en octobre dernier. Un ancien pilote d’Alaska Airlines, qui avait consommé des champignons hallucinogènes, a subitement décidé, en plein vol, d’actionner les deux leviers permettant d’arrêter les moteurs de l’avion.

Ce jour d’octobre 2023, Joseph David Emerson, âgé de 44 ans, était simple passager sur un vol d’Alaska Airlines. Invité à s’asseoir sur le strapontin du cockpit, son geste a failli mettre en danger la vie des 83 passagers et du personnel de l’avion, alors que l’engin se trouvait à 30.000 pieds d’altitude. Cet ex-pilote s’est confié sur la chaîne américaine ABC, ainsi que le relayent nos confrères de BFMTV.

« Vous devez me menotter tout de suite ou ça va mal se passer »

Ce jour d’octobre 2023, Joseph David Emerson était sous l’emprise de champignons hallucinogènes consommés deux jours plus tôt. Assis sur le strapontin du cockpit, il s’est soudainement senti mal et a voulu actionner les deux poignées rouges permettant d’activer le système anti-incendie de l’avion. Fort heureusement, il a immédiatement été stoppé dans son élan par l’un de ses collègues. Une telle action aurait pu avoir des conséquences dramatiques puisqu’elle aurait ainsi coupé l’alimentation en carburant des moteurs.

Pour autant, l’homme ne s’est pas arrêté là. Après avoir quitté le cockpit, il a lancé à une hôtesse : « Vous devez me menotter tout de suite ou ça va mal se passer. » Après quoi, il a tenté d’actionner le levier permettant d’ouvrir l’une des issues de la cabine. De nouveau, il a été stoppé par un agent de bord qui lui a menotté les mains. L’avion a finalement atterri d’urgence à Portland quelques minutes plus tard et le quadragénaire a été arrêté par la police.

« Complètement convaincu que rien de tout cela n’était réel »

Récemment, l’ancien pilote s’est exprimé sur cette affaire auprès de la chaîne ABC. Il a indiqué qu’à cette période-là, il se trouvait dans un état dépressif, notamment en raison du décès de son meilleur ami, également pilote, décédé six ans plus tôt lors d’une course.

Il a ensuite détaillé pourquoi il a voulu tirer sur les deux poignées d’arrêt d’urgence du cockpit, sachant qu’il se trouvait toujours sous les effets indésirables des champignons hallucinogènes. Il a souligné qu’il avait le sentiment « d’être piégé », pensant même qu’il ne rentrerait jamais chez lui. « Pensant que c’était mon moyen de sortir de cette réalité irréelle, j’ai tendu la main, je les ai attrapées et j’ai tiré les leviers. » « Vous savez, ce sont 30 secondes de ma vie que j’aimerais pouvoir changer, et je ne peux pas », a-t-il déploré. Fort heureusement à cet instant, le pilote aux commandes a immédiatement saisi la main de Joseph David Emerson, un geste que ce dernier qualifie aujourd’hui de « cadeau ».

Cependant, une fois sorti du cockpit, son délire paranoïaque ne s’est pas arrêté pour autant et il est devenu « complètement convaincu que rien de tout cela n’était réel ». C’est alors qu’il a tenté d’ouvrir l’une des issues de la cabine, pensant qu’il pourrait peut-être se réveiller en sautant. Avant qu’il n’ait pu faire quoi que ce soit, il a été menotté par l’un des agents de bord.

Ciblé par 83 chefs d’accusation de tentative de meurtre

Une fois arrivé à Portland, après un atterrissage d’urgence, l’ancien pilote a été interpellé puis transféré en garde à vue. Il est resté emprisonné durant 45 jours, puis a été libéré sous caution. Depuis, Joseph David Emerson a entamé un traitement, souffrant d’une maladie appelée trouble de la perception persistante des hallucinogènes (HPPD), selon le médecin de la prison.

Il est à ce jour ciblé par 83 chefs d’accusation de tentative de meurtre, soit un chef d’accusation par passager. Inculpé pour tentative de meurtre, mise en danger de la vie d’autrui et mise en danger d’un avion, son procès devrait avoir lieu cet automne. Il pourrait bénéficier d’un accord de plaider-coupable, précisent nos confrères.

« En fin de compte, j’accepte la responsabilité des choix que j’ai faits. Ce sont mes choix. Ce que j’espère, c’est que l’intégralité de ce qui s’est passé, pas seulement 30 secondes, mais l’intégralité de mon expérience, soit prise en compte. Et j’accepterai la dette que j’aurai à payer à la société », a-t-il conclu.



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