« 4000 euros par mois, pour moi, c’est les classes moyennes », estime François Bayrou
Pointé du doigt pour avoir considéré que gagner 4000 euros mensuels c’était appartenir à « la classe moyenne », François Bayrou, patron du MoDem, a considéré lundi 8 février qu’il ne fallait pas « stigmatiser » ceux qui ont « monté les degrés » dans la société.
« 4000 euros par mois, pour moi, c’est les classes moyennes »; « je ne dis pas que c’est les riches », a déclaré dimanche sur RTL le haut commissaire au Plan alors qu’il était interrogé sur l’opportunité d’une contribution exceptionnelle des plus riches en période du virus du Covid-19 causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois). Cette affirmation a suscité de nombreuses critiques, notamment sur les réseaux sociaux, la gauche l’accusant d’être « déconnecté » de la réalité.
? Est-on riche avec un revenu de 4.000 euros par mois ?
? « On est de la classe moyenne », répond François @bayrou
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— Le Grand Jury (@LeGrandJury) February 7, 2021
Ne pas stigmatiser
En 2007, l’ancien président François Hollande avait pour sa part considéré que ce seuil marquait l’entrée dans la richesse. « Pour moi, (la déclaration de M. Hollande) était stupide ; pour moi, 4000 euros de revenus, c’était ‘classe moyenne' », a expliqué le président du MoDem dans une vidéo publiée lundi sur sa page Facebook, parlant de ménages et non d’une personne seule.
« Un couple d’infirmiers à l’hôpital, ensemble, ils gagnent entre 4500 et 5000 euros ; la retraite moyenne d’un enseignant est de 2600 euros par mois et un couple d’enseignants à la retraite, ils gagnent donc un peu plus de 5000 euros par mois : est-ce qu’on peut prétendre que ces infirmiers, ces enseignants, sont riches ? », a-t-il interrogé. « Évidemment, c’est stupide et même, d’une certaine manière, insultant », a répondu M. Bayrou.
Dans une vidéo postée sur sa page Facebook, François Bayrou est revenu sur la polémique suscitée par sa phrase.
« Derrière le mot riche, il y a une accusation de privilèges »
« Je ne vais pas prétendre qu’ils sont riches, parce que derrière le mot riche, il y a une accusation de privilèges qu’on connaît bien dans notre pays, il s’agit de stigmatiser, de cibler », a-t-il encore considéré, en estimant que « c’est à la fois malveillant et blessant ».
En faisant observer que de nombreux chercheurs formés en France s’établissaient ensuite à l’étranger, selon lui faute de reconnaissance « dans tous les sens du terme », le haut-commissaire au Plan a appelé à ce que cette reconnaissance soit « aussi par les revenus qu’on peut se procurer par sa recherche et son travail ». D’après M. Bayrou,« on devrait au contraire s’interroger pour savoir pourquoi nous avons en France des salaires aussi bas que ce que nous avons ».
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