87% des Français estiment que l’insécurité a progressé ces dernières années en banlieue

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Illustration. (JEFF PACHOUD/AFP via Getty Images)
Von 27 octobre 2023

L’insécurité grandissante en France, et notamment dans les banlieues, provoque un sentiment d’inquiétude chez de nombreux Français. Ces derniers ont montré leur insatisfaction vis-à-vis du gouvernement pour régler ces problèmes de délinquance et de violences. Ils se sont également exprimés sur les mesures ou propositions qu’ils jugeaient bonnes, notamment le recours à la sécurité privée dans les quartiers sensibles.

Que ce soit les bagarres ou règlements de comptes, les émeutes ou encore les violences à l’encontre des policiers et des pompiers, l’insécurité est bien présente dans certaines banlieues. Un sujet qui préoccupe énormément les Français, 87% d’entre eux estimant qu’elle a progressé ces dernières années, selon la 29e édition du Baromètre Fiducial sur la Sécurité. De plus, les Français sont majoritairement défiants envers le gouvernement, pour 73% des sondés, mettant en doute sa capacité à assurer leur sécurité face à la multiplication de ces actes de violence.

Les citoyens majoritairement défiants envers le gouvernement

Interrogés sur leur perception des banlieues, les Français affichent une inquiétude grandissante vis-à-vis d’elles dans leur quotidien, 92% d’entre eux estimant qu’elles sont de plus en plus touchées par les trafics de drogue, 91% pointent les dégradations de biens publics, mais aussi la délinquance pour 89%, et enfin les trafics d’armes (87%).

Quant à la politique du gouvernement sur la question de la sécurité en banlieue, les Français affichent leur insatisfaction. Dans le détail, ils ne sont pas satisfaits de l’arrestation des trafiquants de drogue pour 71% d’entre eux, pas plus que de la fermeture des points de deal pour 71% ou encore du contrôle et de la saisie des armes à feu pour 69%. Concernant les émeutes qui ont ébranlé la France cet été après la mort de Nahel, 73% estiment que l’exécutif n’a pas agi de manière adéquate pour prévenir ces graves débordements.

84% souhaitent que la Police de Sécurité du Quotidien soit davantage présente

Pour les Français néanmoins, un certain nombre de mesures seraient susceptibles de renforcer la sécurité en banlieue, la présence de la Police de Sécurité du Quotidien (PSQ) étant celle qui remporte le plus d’adhésion, avec 84% de citoyens favorables, car 85% d’entre eux estiment que les forces de l’ordre ne sont pas assez présentes dans les quartiers sensibles. De plus, 77% des Français considèrent que la construction de commissariats au milieu de ces quartiers sensibles, promesse d’ailleurs faite par le gouvernement, serait une mesure efficace.

En parallèle, les citoyens approuvent l’idée que les propriétaires et les bailleurs sociaux fassent appel à des entreprises de sécurité privée avec le déploiement d’agents de sécurité dans les halls d’immeuble, ce qui permettrait d’éviter les occupations non autorisées, 69% y étant favorables. De même, sont-ils majoritairement d’accord avec la mise en place de systèmes de vidéoprotection, aussi bien pour surveiller l’extérieur des immeubles (83%), que l’intérieur (79%). L’utilisation de drones pour effectuer une surveillance des zones sensibles rencontre aussi l’approbation de 68% des Français.

Les citoyens montrent également un soutien important à l’idée de rénover et de repenser l’urbanisme des quartiers, pour 74% d’entre eux, 68% souhaitant que davantage de soutien soit accordé aux associations locales.

85% des Français soutiennent les organisations de voisins pour faire baisser la délinquance

En outre, 85% des Français ont approuvé les initiatives des voisins qui, en effectuant des patrouilles dans les halls d’immeuble ou dans les rues, permettaient d’empêcher l’implantation de points de deal. D’ailleurs 49% se sont dit prêts à y participer si cela se produisait dans leur quartier. Toutefois, 71% ont émis des réserves sur ce type d’initiative, craignant que certains voisins n’en viennent à faire justice eux-mêmes.

Enfin, sur la question des tirs de la police en cas de refus d’obtempérer, les citoyens ont montré des divergences selon leur affinité politique. Globalement, 66% d’entre eux estiment que les forces de l’ordre utilisent peu souvent le tir contre les véhicules refusant d’obtempérer, dans le détail, c’est effectivement le cas pour 79% des sympathisants de Renaissance, 77% des sympathisants du Rassemblement national et 76% des sympathisants de Les Républicains. En revanche, 64% des sympathisants de La France insoumise et 52% des sympathisants d’Europe Écologie Les Verts ne sont pas d’accord et estiment que cet usage du tir est excessif au sein de la police.



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