À la Réunion, Élisabeth Borne évite les protestataires puis arpente un marché sans prévenir

Titelbild
La Première ministre Élisabeth Borne visite un jardin du conseil départemental à Saint-Denis de la Réunion, le 11 mai 2023. (EMMANUEL DUNAND/AFP via Getty Images)
Von 13 mai 2023

Élisabeth Borne, en déplacement à La Réunion, a assuré vendredi qu’elle ne « renoncera pas à aller au contact des Français », après avoir évité les manifestants protestant contre la réforme des retraites à Saint-Pierre, avant d’arpenter le marché de la commune de Saint-Joseph, une étape non prévue dans son programme.

Après avoir rencontré le groupe de dialogue inter religieux de l’île, la Première ministre s’est rendue à la Maison des Projets de Saint-Pierre pour se faire présenter les projets de rénovation urbaine de la ville. À son arrivée, une trentaine d’opposants l’ont conspuée. « La retraite à 60 ans, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder », scandaient ces manifestants, dont plusieurs arboraient les couleurs du syndicat de Sud Éducation, certains de FO. Ils ont été repoussés par les forces de l’ordre qui les ont ensuite gardés sous surveillance.

« Pas le choix de la facilité »

Mme Borne s’est alors rendue en voiture à l’Hôtel de ville de Saint-Pierre, distant de seulement 200 mètres. Une dizaine de manifestants scandant les mêmes slogans l’attendaient sur place, tenus à distance.

« En venant ici à La Réunion, chacun a en tête les scores à l’élection présidentielle et aux élections législatives (Marine Le Pen a largement devancé Emmanuel Macron au second tour et l’île ne compte aucun député de la majorité, ndlr). On sait qu’il y a des opposants politiques au gouvernement à l’île de la Réunion. Moi, je ne fais pas le choix de la facilité », a déclaré la Première ministre.

Mme Borne a ensuite quitté Saint-Pierre pour la commune de Sainte-Rose où elle a visité le site d’une exploitation de vanille en agroforesterie. Sur le trajet, elle s’est arrêtée au marché de Saint-Joseph où elle est restée environ un quart d’heure, discutant avec quelques commerçants et achetant quelques produits locaux.

« Pas en catimini »

Dans un communiqué, le maire de gauche de la ville Patrick Lebreton a protesté contre une venue « en misouk (en catimini) ». « J’ai été mis devant le fait accompli à la toute dernière minute alors que je me trouvais à la Région Réunion, à l’autre bout de l’île. » Une « attitude qui va totalement à l’encontre de l’idée républicaine que je me fais d’une visite ministérielle, a fortiori d’une Première ministre ». « Ce n’était pas en catimini. » « Le maire a été appelé par le préfet. Il se trouve que le préfet n’a pas eu de chance, il est tombé sur le répondeur », a expliqué plus tard Mme Borne.

« Je ne renoncerai pas à aller au contact des Français. Comme on a un certain nombre de personnes qui s’organisent pour manifester bruyamment, qui ne veulent pas discuter, on prendra l’organisation qu’il faut pour que ça ne m’empêche pas de discuter avec les Français », a également déclaré vendredi la Première ministre.

Des mesures pour la sécurité, le logement et l’agriculture

Au cours de cette seconde journée à La Réunion, la Première ministre a distillé de nouvelles annonces : quatre brigades de gendarmerie supplémentaires sur l’île, dont trois seront dédiées aux violences intra-familiales.

Sur le volet logement, Mme Borne a annoncé deux mesures : l’augmentation de 35 à 50% du taux de subvention pour la prise en charge par l’Agence nationale de l’habitat pour la rénovation des logements locatifs privés, et l’extension de l’aide fiscale existante en outre-mer pour accélérer la réhabilitation des logements sociaux, qui ne concernait jusqu’à lors que les quartiers prioritaires de la ville. Elle a également annoncé une enveloppe de 10 millions d’euros pour soutenir les filières fruits et légumes dans les outre-mer.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion