Affaire des eaux en bouteille : le siège de Nestlé perquisitionné à Issy-les-Moulineaux

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(SEBASTIEN BOZON/AFP via Getty Images)
Von 10 juillet 2025

Le siège de Nestlé à Issy-les-Moulineaux, près de Paris, a été perquisitionné jeudi dans le cadre de l’information judiciaire ouverte au pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris en février 2025, a indiqué la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) à l’AFP, confirmant des informations de Radio France.

Deux plaintes de l’association Foodwatch

Deux informations judiciaires avaient été ouvertes en février 2025 à Paris, à la suite de deux plaintes de l’association Foodwatch visant le géant suisse Nestlé et le groupe Sources Alma concernant le traitement de leurs eaux minérales.

« Des perquisitions sont en cours en France », a confirmé à l’AFP Nestlé Waters, qui a dit « coopérer pleinement avec les autorités ».

Des traitements illicites d’eaux minérales

L’entreprise suisse est accusée d’avoir traité par le passé ses eaux minérales de manière illicite.

Depuis le début du scandale, le groupe a suspendu plusieurs forages, certains ayant été reconvertis pour produire de l’eau aromatisée Maison Perrier, moins lucrative que l’appellation « eau minérale naturelle ».

En janvier 2024, Nestlé Waters, filiale du géant suisse de l’agroalimentaire, avait reconnu avoir eu recours à des systèmes de désinfection interdits pour maintenir la « sécurité alimentaire » de ses eaux minérales, rapportait notre journal. Un rapport sénatorial avait jugé les pouvoirs publics comme les industriels responsables de l’« opacité » qui entoure l’affaire.

Photo prise le 17 mai 2001 de l’usine Perrier à Vergeze. La source de Vergeze est entourée d’un périmètre d’intervention foncière de 3500 hectares dont 900 sont la propriété du groupe Perrier Vittel. (DOMINIQUE FAGET/AFP via Getty Images)

Cette « opération de perquisitions (…) coordonnée le 10 juillet notamment au siège de Nestlé à Issy-les-Moulineaux » s’inscrit dans le cadre de la plainte déposée par Foodwatch, avec constitution de partie civile contre X, mais « visant les sociétés Nestlé et Nestlé Waters », a expliqué la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).

Dans cette enquête, le Service national d’enquête (SNE) de la DGCCRF et l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) ont été saisis par les deux juges d’instruction.

« L’enquête va se poursuivre pour procéder notamment à l’exploitation des données saisies à l’occasion de ces perquisitions », a indiqué la DGCCRF.

« Avec cette perquisition au siège de Nestlé, nous sommes ravis que l’expertise » du SNE et de l’OCLAESP « amène davantage d’éléments à l’enquête », a réagi Ingrid Kragl, chargée des enquêtes et de l’information chez Foodwatch, dans un communiqué.

L’ONG de défense des consommateurs estime que « Nestlé Waters, aujourd’hui encore, se croit au-dessus des lois en continuant de commercialiser ses eaux en bouteilles filtrées illégalement en France et dans le monde ».



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