Affaire McKinsey : le Parquet national financier a ouvert une enquête pour « blanchiment aggravé de fraude fiscale »
Le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête préliminaire, le 31 mars 2022, du chef de « blanchiment aggravé de fraude fiscale » après voir pris connaissance du rapport du Sénat daté du 16 mars 2022 sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques, a annoncé ce mercredi 6 avril Jean-François Bohnert, procureur national financier dans un communiqué.
L’enquête du PNF, ouverte après « des vérifications », a été confiée au Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF), qui dépend du ministère de l’Économie, a indiqué le procureur national financier dans le communiqué.
Dans ce rapport remis le 16 mars, la commission d’enquête du Sénat, initiée par le petit groupe CRCE (Communiste républicain citoyen et Écologiste) à majorité communiste, assurait que les contrats conclus par l’État avec les cabinets de consultants comme McKinsey avaient « plus que doublé » entre 2018 et 2021, atteignant un montant record de plus d’un milliard d’euros en 2021.
Les sénateurs ont en outre saisi la justice pour « suspicion de faux témoignage » contre un dirigeant de McKinsey qui avait affirmé que son cabinet payait bien l’impôt sur les sociétés (IS) en France, alors que la commission d’enquête a relevé que les entités françaises de McKinsey n’avaient versé aucun IS depuis dix ans.
« S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal »
« S’il y a des preuves de manipulation, que ça aille au pénal », avait rétorqué dimanche 27 mars Emmanuel Macron à ceux qui lui reprochent ces nombreux contrats.
Le Président candidat avait estimé notamment que le non-paiement de l’impôt sur les sociétés par McKinsey s’expliquait par les règles fiscales en vigueur.
McKinsey avait affirmé respecter les règles fiscales françaises, précisant qu’une de ses filiales avait payé l’impôt sur les sociétés pendant six ans sur la période au cours de laquelle le Sénat l’accuse d’optimisation fiscale.
Un début de campagne perturbé pour le candidat Macron
Le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a dénoncé « un scandale » avec le « mélange des genres entre le privé et puis le public », la « possibilité de retour d’ascenseur » de cadres de McKinsey qui auraient soutenu Emmanuel Macron en 2017, et le non-paiement de l’IS.
Dans l’émission « Le Grand rendez-vous » Europe 1/CNews/Les Échos, le sénateur a jugé « encore plus grave » la « gestion calamiteuse de l’État », et déploré la « dépendance » générée par l’emploi de « cabinets étrangers ».
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