Affiche controversée de la Marche des fiertés 2025 : la région Île-de-France supprime sa subvention
La région Île-de-France a décidé de retirer sa subvention à l’Inter-LGBT, l’association organisatrice de la Marche des fiertés, après une polémique suscitée par l’affiche de l’édition à venir.
Sur X, la présidente LR d’Île-de-France Valérie Pécresse a dénoncé une affiche incitant « à la violence avec son cadavre renversé » et annoncé avoir demandé le « retrait » du logo de la région et ne pas verser la subvention.
Affiche de la marche des fiertés 2025 : La Région @iledefrance, qui contribue à la sécurisation de la marche, refuse d’être associée à cette affiche qui incite à la violence avec son cadavre renversé ! Nous refusons tout message qui peut inciter à des débordements de haine.
— Valérie Pécresse (@vpecresse) June 4, 2025
La DILCRAH, Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+, a demandé à ne pas être associée à cette illustration.
À la demande de la Ministre @auroreberge, nous avons demandé que la DILCRAH ne soit en aucun cas associée à cette affiche et que notre logo en soit retiré.
La lutte contre la haine LGBT+ ne saurait passer par l’incitation à la violence ou à la haine. pic.twitter.com/Xm8Q0exVHj
— DILCRAH (@DILCRAH) June 5, 2025
« Femme voilée, homme blanc martyrisé et caricaturé en facho, soutien à la Palestine, alors que les homos, bis et trans y sont massacrés… voilà les marqueurs d’extrémistes » a également réagi le vice-président du RN Sebastien Chenu.
Sur le visuel de la marche annuelle en défense des droits des personnes LGBT+, prévue le 28 juin, figurent sept personnages, dont un portant le voile et brandissant une pancarte « Contre l’internationale réactionnaire ».
Une autre personne arbore un triangle rose (le symbole cousu par les nazis sur les uniformes des détenus homosexuels dans les camps) et une autre plusieurs pin’s dont un avec le drapeau palestinien. Au premier plan, un homme en noir et blanc semble avoir été mis KO.
Indignation du groupe juif gay et lesbien de France
Cette publication a suscité l’indignation du groupe juif gay et lesbien de France, Beit Haverim, qui a dénoncé des « choix de communication irréfléchis » à même de déclencher « des débordements ou des actes d’hostilité » le 28 juin.
« L’inclusion » des « couleurs du drapeau palestinien » à la fois « sur un pin’s et sur un sac » constitue « une instrumentalisation politique qui engage l’ensemble des structures sans leur consentement explicite », dit-il dans un communiqué.

Des personnes participent à une marche des fiertés à Madrid le 3 juillet 2021. (OSCAR DEL POZO/AFP via Getty Images)
Des « contresens grossiers »
Contactée par l’AFP, l’InterLGBT a dénoncé des « contresens grossiers ».
Le sac n’a « rien à voir avec la Palestine, il représente le drapeau de la Hongrie et le drapeau de la Bulgarie où les prides sont interdites actuellement », a dit son président Alexandre Schon. Les pins « représentent la convergence des luttes à laquelle l’InterLGBT est attachée ».
Dans ce visuel, « l’artiste a voulu représenter des personnes queers unies face à une internationale réactionnaire qui tue des personnes LGBT, les empêche de s’exprimer, restreint leur droit à exister, à s’aimer et à s’autodéterminer », a-t-il ajouté. « On a des milliers de nos camarades qui sont en train de mourir aujourd’hui, il est vital que ce mot d’ordre ne soit ni détourné politiquement ni réapproprié sur la base de contresens. »
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