Afghanistan : les échecs désormais interdits par les talibans

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Azizullah Gulzada (à dr.), propriétaire du Cupcake Coffee Shop joue aux échecs avec un ami dans son café à Kaboul le 11 mai 2025. (WAKIL KOHSAR/AFP via Getty Images)
Von 12 mai 2025

Le gouvernement taliban a ajouté à sa liste des activités interdites les échecs, assimilés jusqu’à nouvel ordre à un jeu d’argent contraire à la loi sur les moeurs.

Les échecs « sont considérés comme un moyen de parier de l’argent », ce qui est interdit d’après la loi sur la Propagation de la vertu et la prévention du vice (PVPV) adoptée l’an dernier, a déclaré à l’AFP Atal Mashwani, porte-parole de la Direction des sports.

Faisant l’objet d’« enjeux religieux », « les échecs seront suspendus en Afghanistan tant que ces enjeux ne seront pas traités », a ajouté M. Mashwani, sans préciser la sanction en cas de violation.

« De nombreux pays musulmans ont des joueurs d’un niveau international »

Patron d’un café de Kaboul où les clients s’adonnaient volontiers à ce jeu, Azizullah Gulzada, 46 ans, indique qu’il fera respecter l’interdiction mais ne se dit pas convaincu par les arguments religieux.

« De nombreux pays musulmans ont des joueurs d’un niveau international qui participent à des rencontres internationales », relève-t-il auprès de l’AFP.

« De nombreux (jeunes) venaient ici tous les jours, sans paris d’argent », ajoute-t-il, regrettant qu’ils aient désormais moins de prétexte pour se rassembler. « Les gens qui sont passionnés d’échecs sont possiblement tristes. »

Vision ultra-rigoriste

Après avoir repris le pouvoir en 2021, les autorités talibanes ont progressivement imposé leur vision ultra-rigoriste de l’islam, interdisant certaines activités et certains sports.

En 2024, les compétitions de MMA (arts martiaux mixtes) ont été bannies, le gouvernement estimant qu’elles étaient trop « violentes » et « problématiques vis-à-vis de la charia », tandis que la pratique du cricket est encore très répandue, mais seulement chez les hommes.

Une femme vêtue d’une burqa marche dans une rue de Kaboul. Les talibans ont imposé aux femmes afghanes de se couvrir entièrement en public, idéalement avec la burqa traditionnelle et de ne plus parler en public. (AHMAD SAHEL ARMAN/AFP via Getty Images)

Les femmes ont été progressivement ostracisées par les talibans, qui les ont interdites d’accès aux parcs, aux salles de sport, aux instituts de beauté et aux universités, poussant l’ONU à dénoncer un « apartheid de genre ».



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