Afrique du Sud: des carpes invasives, salut des plus pauvres en temps de Covid
Depuis leur canot à moteur qui se faufile entre les roseaux, deux hommes remontent un filet du lac de Groenvlei, en Afrique du Sud. La pêche a encore été excellente, de quoi nourrir les populations fragilisées par la pandémie de Covid-19.
Situé dans la province du Cap Occidental (sud), ce lac grouille de carpes, introduites au XIXe siècle et qui ont depuis proliféré et perturbé l’écosystème local, notamment les harengs et poissons d’argent du Cap.
« Pour s’alimenter, elles plongent, cherchent des œufs et d’autres organismes et éliminent nos espèces indigènes », explique Thulani Ndlovu, de l’ONG CapeNature, en charge de l’entretien des réserves naturelles publiques de la région.
Pour tenter de rétablir la biodiversité de ce lac de 3 km2, un programme de pêche des carpes a été lancé il y a deux ans. Jusqu’à récemment, elles finissaient en engrais.
Conséquences humaines et économiques du coronavirus
Mais avec le confinement mis en place pour cause de coronavirus et ses conséquences humaines et économiques catastrophiques en Afrique du Sud, ce programme environnemental est aussi devenu social.
« On donne désormais aux habitants les carpes que nous pêchons parce que le poisson est une source importante de protéines », poursuit Thulani Ndlovu, bonnet noir vissé sur la tête.

-Illustration- Le poisson est laissé sécher sur un quai, la carpe fait le bonheur des populations. Photo de Steeve Jordan / AFP via Getty Images.
L’initiative, soutenue par l’ONG Gift of the Givers, nourrit quelque 250 personnes par jour.
Une fois la pêche réalisée par des volontaires, au lever du soleil, elle est distribuée. Dans le township de Smutsville, des dizaines d’habitants patientent pour recevoir de beaux poissons pesant entre 2 et 14 kilos.

-Une période difficile depuis l’apparition du Covid-19. Il n’y pas d’argent pour acheter de la nourriture. Photo de Steeve Jordan / AFP via Getty Images.
« Cela nous offre un peu de répit », témoigne un père de famille, Louis Hendricks. « Avec le confinement, l’argent se fait rare, donc on est reconnaissants pour le poisson ».
Pays d’Afrique le plus touché par la pandémie
« C’est une période difficile depuis l’apparition du Covid-19. Il n’y pas d’argent pour acheter de la nourriture », explique aussi Erika Kurdom derrière son masque. « Ce poisson nous aide beaucoup. »
L’Afrique du Sud est le pays d’Afrique le plus touché par la pandémie de Covid-19 avec 459.000 cas officiels, dont 7.257 décès.
La carpe « est très bonne pour la consommation humaine. La population locale l’adore », insiste le représentant local de Gift of the Givers, Mario Ferreira.
Depuis le début du programme il y a deux ans, 13 tonnes de carpes ont été pêchées dans le lac de Groenvlei. Les volontaires espèrent encore y puiser 180 tonnes.
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