Afrique du Sud : Desmond Tutu, icône de la lutte anti-apartheid, est décédé à l’âge de 90 ans
C’était la dernière des grandes icônes de la lutte contre l’apartheid : l’archevêque anglican Desmond Tutu, la conscience de l’Afrique du Sud, habité par un rire espiègle et puissant, est mort dimanche 26 décembre à l’âge de 90 ans.
Jusque récemment, le prix Nobel de la paix a imposé sa petite silhouette violette et son franc-parler légendaire pour dénoncer les injustices et écorner tous les pouvoirs.
Le Président Cyril Ramaphosa a exprimé « sa profonde tristesse » face au décès de ce « patriote sans égal », « intègre et invincible contre les forces de l’apartheid, qui laisse une veuve, ‘Mama Leah' », et leurs quatre enfants.
Cette mort représente « un nouveau chapitre de deuil dans l’adieu de notre nation à une génération de Sud-Africains exceptionnels » qui « nous ont légué » un pays « libéré », a-t-il ajouté.
Son combat « restera dans nos mémoires », a estimé le Président français Emmanuel Macron.
Prix Nobel de la paix en 1984, Desmond Tutu consacra sa vie aux droits de l’Homme et à l’égalité des peuples.
Son combat pour la fin de l’apartheid et la réconciliation sud-africaine restera dans nos mémoires.— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) December 26, 2021
Père de « Nation arc-en-ciel »
« The Arch », comme le surnomment affectueusement les Sud-Africains, était affaibli depuis plusieurs mois. Souffrant depuis longtemps d’un cancer de la prostate, il est mort, sans doute de vieillesse, paisiblement à 07H00 (05H00 GMT) dimanche, selon plusieurs proches.
Il ne s’exprimait plus en public mais saluait les caméras présentes à chacun de ses déplacements, d’un regard malicieux, d’un faible geste de la main, comme lors de sa vaccination contre le Covid-19 – causé par le virus du PCC (Parti communiste chinois) – ou, en octobre, à la cérémonie célébrant ses 90 ans.
Après l’avènement de la démocratie en 1994 et l’élection de son ami Nelson Mandela, Desmond Tutu avait donné le surnom « Nation arc-en-ciel » à l’Afrique du Sud. Il a présidé la Commission vérité et réconciliation (TRC) dont il espérait, devait permettre de tourner la page de la haine raciale.
Organisateur de marches pacifiques
Desmond Tutu s’était fait connaître aux pires heures du régime raciste de l’apartheid. Alors prêtre, il organise des marches pacifiques contre la ségrégation et plaide pour des sanctions internationales contre le régime blanc de Pretoria. Sa robe lui a épargné la prison. Le combat non-violent de Tutu avait été couronné du prix Nobel de la paix en 1984.
Après l’apartheid, fidèle à ses engagements, il avait dénoncé les dérives du gouvernement du Congrès national africain (ANC), des errements dans la lutte contre le sida aux scandales de corruption.
En 2013, il avait promis de ne plus voter pour le parti fossoyeur de l’apartheid : « Je n’ai pas combattu pour chasser des gens qui se prenaient pour des dieux de pacotille et les remplacer par d’autres ».
La dernière fois que le pays a eu de ses nouvelles, c’était le 1er novembre. Loin des regards, il avait voté aux élections locales.
Une prière a été organisée à la cathédrale Saint-George, son ancienne paroisse, où des passants sont venus déposer des fleurs et se recueillir.
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