Aggravation du malus sur les voitures : la PFA dénonce un « impôt déguisé »

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(ANA AREVALO/AFP/GettyImages)
Von 1 octobre 2024

L’alourdissement éventuel du malus sur les voitures les plus polluantes serait un « impôt déguisé » pour les automobilistes et une menace pour l’industrie, dénonce mardi le président de la Plateforme automobile, Luc Chatel.

Selon le journal Le Monde, Bercy prévoit de durcir à nouveau le barème du malus écologique. Si les véhicules émettant plus de 118 grammes de CO2 au kilomètre sont taxés depuis le 1er janvier 2024, ce barème pourrait être abaissé à 106 grammes en 2026 puis à 99 grammes l’année d’après.

L’essentiel des voitures à moteur thermique seraient ainsi taxées, citadines y compris, de quoi favoriser les ventes de modèles hybrides et électriques, moins polluants. « Si ce qui circule depuis quelques jours est exact, c’est-à-dire qu’on augmente le malus automobile dans les proportions évoquées, on va taxer les gens qui vont acheter des véhicules de petites cylindrées », a déclaré Luc Chatel sur Radio Classique.

« C’est un impôt sur l’automobiliste qui se prépare », a estimé le président de la Plateforme automobile, qui rassemble les sociétés du secteur. « La filière automobile française est en grand danger », selon l’ex-ministre de l’Industrie et de l’Éducation nationale.

Une chute de 11% en septembre

Le marché automobile reste « particulièrement bas », avec -11% d’immatriculations en septembre. « On n’a toujours pas retrouvé un niveau d’activité pré-Covid », a souligné M. Chatel.

En outre, « les ventes de véhicules électriques ne progressent plus suffisamment, au risque de pénaliser les constructeurs qui ont investi des centaines de milliards, puisqu’ils vont devoir payer des amendes au niveau européen, ce qui est absolument surréaliste », estime le président de la PFA.

« Nous sommes à la veille de situations extrêmement graves dans la filière automobile », juge Luc Chatel. L’industrie automobile « va mal » et « on a l’impression que les politiques détournent leur regard », il manque « au niveau français comme au niveau européen une politique de long terme » sur cette industrie.



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