Agression d’un chroniqueur de CNews : un seul des deux prévenus condamné

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Le logo de la chaîne d'information télévisée. « CNEWS ». (LIONEL BONAVENTURE/AFP via Getty Images)
Von 25 septembre 2025

Le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc a rendu son verdict mercredi dans une affaire qui avait fait grand bruit sur les réseaux sociaux. Un jeune homme de 24 ans écope d’une amende de 400 euros (dont 200 avec sursis) pour avoir participé aux violences commises contre Erik Tegnér, figure médiatique de CNews et cofondateur du média Frontières, ainsi que sa compagne.

Si le premier prévenu s’en tire avec une sanction pénale et l’obligation de verser 150 euros de dommages-intérêts à chacune des victimes, son complice présumé de 23 ans bénéficie d’une relaxe totale. Le tribunal n’a pas retenu non plus l’accusation d’injure non publique à l’encontre du chroniqueur, se limitant aux seules « violences en réunion ».

La décision ne satisfait qu’à moitié les parties, l’avocat de la défense, Me Emmanuel Le Vacon, envisageant déjà un possible appel de la condamnation.

 Concert et tensions politiques : un cocktail explosif

L’incident remonte à la soirée du 31 juillet dernier, lors d’un concert municipal organisé à Plouha, commune des Côtes-d’Armor. Erik Tegnér accompagnait sa compagne, originaire de cette localité bretonne, pour assister à la prestation des Ramoneurs de menhirs, groupe ouvertement positionné à gauche sur l’échiquier politique.

L’engrenage de la violence

Selon les éléments rapportés par le président du tribunal, tout a basculé lorsqu’une spectatrice a identifié le polémiste. Le couple s’est alors retrouvé au centre d’un incident impliquant insultes, bousculades et jets de projectiles – en l’occurrence des bières.

Les conséquences dépassent le simple désagrément : la compagne de M. Tegnér s’est vu prescrire trois semaines d’incapacité totale de travail, son état étant attribué à un stress post-traumatique selon son représentant légal.

Réseaux sociaux et médiatisation massive

Absent de l’audience en raison de ses obligations professionnelles sur Europe 1, Erik Tegnér n’a pas tardé à exploiter médiatiquement l’incident. Sa vidéo publiée sur X (anciennement Twitter), dans laquelle il dénonce une agression perpétrée « par une dizaine de jeunes antifas », a généré plus de 3,5 millions de vues.

Cette stratégie de communication n’a pas échappé à la défense, qui a ouvertement critiqué cette volonté de « faire le buzz » autour de l’affaire.

Des prévenus identifiés grâce aux réseaux sociaux

L’enquête a pu progresser grâce aux nouvelles technologies : c’est en analysant les photographies publiées sur la page Facebook de l’événement que les forces de l’ordre ont identifié les deux prévenus, tous deux résidents des environs de Plouha. Durant l’audience, ils ont maintenu un silence total.

Des journalistes de Frontières déjà agressés

Cet incident s’inscrit dans une série d’événements similaires touchant les journalistes de Frontières. En avril dernier, plusieurs membres de la rédaction avaient dû être exfiltrés de l’Assemblée nationale par les services de sécurité lors d’un rassemblement de soutien aux collaborateurs parlementaires de La France insoumise.

Satisfaction mesurée des parties civiles

Me Frédéric Pichon, représentant du journaliste, exprime une satisfaction nuancée : « Nous nous satisfaisons de la reconnaissance de culpabilité, pour que ces faits ne se reproduisent pas. » Une déclaration qui souligne davantage la valeur symbolique du jugement que son aspect punitif, la sanction demeurant relativement clémente au regard des faits reprochés.

Avec AFP



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