Un professeur à la retraite prodigue des cours pendant plus d’un an à un sans abri pour l’aider à se réinsérer
Ce n’était pas vraiment comme dans une salle de classe, mais malgré cela – quand on veut, on peut.
Sous l’auvent d’une banque en Espagne, un enseignant dévoué donne une leçon privée à un élève, sur le trottoir. C’est cette photo d’une authentique et intime séance de cours dans la rue, qui a retenu notre attention, après avoir été postée sur les médias sociaux et être devenue virale.
Et quel est le nom de cet enseignant ? César de Miguel Santiago, enseignant à la retraite et spécialiste en informatique pour le groupe bancaire Banco de Vizcaya à Bilbao. Il a repéré son élève pour la première fois il y a deux ans, Evans Isibor, 35 ans. Celui-ci dormait dans la rue et ne trouvait pas de travail.
Depuis le jour où César, 75 ans, a pris Evans sous son aile, les deux sont en quelque sorte devenus des célébrités locales. Parfois, les passants dans la rue s’exclament : « Vous êtes mes héros ! », selon le quotidien national El País. Ladite photo des deux hommes a été publiée sur la page Good News Movement sur le réseau social Instagram ; elle a également fait la une des journaux espagnols.

(Avec l’aimable autorisation d’Evans Isibor)
Pour César, l’empathie vient tout naturellement étant lui-même un immigrant, élevé, en outre, dans un milieu religieux. Mais une autre raison l’a poussé à aider Evans pour qu’il puisse se redresser. C’est l’histoire même du jeune homme.
Originaire du Nigéria, à l’âge de 15 ans, il a traversé le désert du Sahara, l’Algérie et le Maroc à la recherche d’une vie meilleure, puis il a traversé la Méditerranée en bateau, et a atterri à Algésiras. Evans a cherché du travail et s’est finalement retrouvé à Bilbao. Sur le trottoir où il fait parfois la manche, une pancarte écrite à la main en espagnol indique : « Aidez-moi à trouver du travail. »
C’est exactement ce que César espère faire.
« Je lui ai dit que je pouvais l’aider en tant que professeur passionné par l’enseignement », a confié César à Epoch Times. « Les matières enseignées en ESO [l’équivalent espagnol d’un test d’évaluation en éducation générale GED], qui est la qualification pour laquelle Evans fait son possible, en ce moment. »

Evans Isibor, 35 ans. (Avec l’aimable autorisation d’Evans Isibor)
Chaque jour, le duo se retrouve vers 13 h 30, à l’extérieur de la banque, au 57 de la rue Rodríguez Arias, à côté de la Plaza de Campuzano, pour une leçon qui dure jusqu’à environ 15 h 00. César l’aide avec ses devoirs, s’assurant qu’ils sont faits correctement. Ils utilisent leurs genoux comme pupitres.
« Je descends de chez moi avec un tabouret, comme chaise de travail » partage-t-il. « Parce que si je m’assieds comme lui, c’est-à-dire dans une position trop basse, mon arthrite se plaint beaucoup. Ce qui est particulier durant ces cours, c’est que les gens, jeunes et vieux, nous regardent, nous encouragent. »
« Le plus grand défi est peut-être la langue [espagnole]. »
Outre l’espagnol, le prochain grand obstacle pour Evans sont les mathématiques. Celui-ci n’a pas vu une salle de classe depuis l’âge de 13 ans. « Il y a longtemps, j’ai quitté l’enseignement », a-t-il déclaré au journal. « Je dois retourner à l’école, et tout me semble nouveau. … J’ai oublié beaucoup de choses. Je suis reparti de zéro. »

(Avec l’aimable autorisation d’Evans Isibor)
« Mais maintenant, je rattrape mon retard et je comprends comment résoudre le problème », ajoute Evans. « Le professeur César m’aide dans mes études, et je lui en suis très reconnaissant. »
Mais en dehors des connaissances théoriques, le professeur César espère partager une autre leçon fondamentale. « L’ambition de tout enseignant est que l’élève comprenne, plutôt que de seulement mémoriser ou approuver », a-t-il déclaré. « Parce que ce que vous comprenez aujourd’hui, est le fondement de ce que vous apprendrez demain. »
Heureusement, l’histoire qui se cache derrière cette touchante photo pourrait connaître une fin heureuse ; Evans espère réussir son cours et obtenir son certificat, l’année prochaine.
Et pour l’avenir ? Son rêve : un bon emploi.
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