Collectif scandale Airbag Citroën : l’inscription pour participer à l’action collective en justice est ouverte
Des milliers de véhicules ont été rappelés par la marque Citroën, pour cause d’airbags défectueux. En apprenant cette nouvelle, Maryse-Hélène Malroux, une juriste habitant Cazères, au sud de Toulouse, a décidé de créer le « Collectif scandale Airbag Citroën », via Facebook. Une action collective en justice est même envisagée.
Les airbags de marque Takata des modèles C3 et DS3 de chez Citroën, produits entre 2009 et 2017, peuvent être dangereux en cas de déclenchement. C’est la raison pour laquelle Citroën a fait un rappel pour près de 247.000 voitures, ainsi que le rapporte 20 Minutes. Le fils de Maryse-Hélène Malroux est lui aussi concerné par ce rappel, sa mère lui ayant offert une Citroën C3 pour ses 18 ans.
« Susceptible de provoquer des blessures graves, voire mortelles »
Lorsqu’elle a reçu le courrier envoyé par le constructeur, le 22 mai dernier, Maryse-Hélène Malroux a décidé d’agir. Elle a donc créé un groupe sur Facebook, intitulé « Collectif scandale Airbag Citroën ». Celui-ci compte aujourd’hui près de 2700 propriétaires mécontents.
Dans la lettre envoyée aux propriétaires des véhicules concernés, le constructeur mentionne que « les produits chimiques contenus dans ces airbags peuvent se détériorer au fil du temps, exposant le conducteur et le passager à un risque de rupture de l’airbag avec trop de force en cas de collision, susceptible de provoquer des blessures graves, voire mortelles », ainsi que le relate 20 Minutes. Le constructeur somme ensuite les automobilistes concernés par le rappel « de cesser immédiatement de conduire [leur] véhicule ».
Inscriptions sur la plateforme du 6 juin au 30 octobre
Envisageant une action collective en justice, Maryse-Hélène Malroux a également fait appel au cabinet d’avocats MyLeo, dont Me Christophe Lèguevaques est cofondateur. Les propriétaires de véhicules faisant l’objet d’un rappel pour défaut de sécurité sur les airbags souhaitant participer à cette action en justice pourront ainsi bénéficier des conseils de cet avocat.
Depuis ce 6 juin, ces propriétaires mécontents peuvent s’inscrire en ligne sur le Collectif scandale Airbag Citroën, par le biais d’un formulaire, et ce afin de préparer cette action en justice. Ils ont d’ailleurs jusqu’au 30 octobre pour réaliser cette inscription, moyennant la somme d’« environ 300 euros pour toute la procédure ». À l’automne prochain, Me Christophe Lèguevaques devrait donc déposer une plainte au pénal auprès du parquet de Versailles.
Dans les colonnes de Capital, l’avocat a indiqué qu’il fera en sorte de « simplifier la procédure pénale », celle-ci devant permettre « d’indemniser à la fois le trouble de jouissance et le préjudice moral liés à l’exposition des automobilistes à un danger en conduisant ces véhicules pendant des durées très longues, sans avoir la connaissance des problèmes de ces airbags ».
« Tous les constructeurs du monde étaient au courant du problème depuis 2014 »
Si Maryse-Hélène Malroux est aussi remontée contre Citroën, c’est parce que la marque connaissait la défectuosité des Airbag de la société japonaise Takata depuis 2014. « Ils étaient totalement informés et pour autant ils nous ont laissés rouler avec des véhicules qui étaient de véritables bombes à retardement », dénonce la juriste.
Un point sur lequel l’avocat est d’accord. « En grattant un peu, on s’aperçoit que tous les constructeurs du monde étaient au courant du problème depuis 2014 et que Citroën n’a pas fait grand-chose depuis. Nous allons donc déposer un recours pour fraude, mise en danger de la vie d’autrui et escroquerie en bande organisée », conclut auprès de 20 Minutes Me Lèguevaques.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion