Airbus monte à bord du projet Starlab de future station spatiale

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Illustration. (Photo NASA via Getty Images)
Von 2 août 2023

Airbus et l’américain Voyager Space ont annoncé mercredi la création d’une coentreprise pour construire et exploiter Starlab, une station spatiale commerciale destinée à prendre le relais de la Station spatiale internationale (ISS) à la fin de la décennie.

« À dominante américaine » avec une jambe en Allemagne où sont implantées de nombreux sites d’Airbus Defense and Space, cette coentreprise doit répondre « à la demande avérée des agences spatiales mondiales, tout en ouvrant de nouvelles perspectives aux utilisateurs commerciaux », affirme Matthew Kuta, président de Voyager Space, cité dans le communiqué commun.

Pour prendre la suite de l’ISS, la Nasa entend procéder à des achats de services plutôt que gérer elle-même les programmes, comme elle le fait déjà pour envoyer des astronautes dans l’espace. Elle a ainsi accordé, fin 2021, 160 millions de dollars à Voyager Space, via sa filiale Nanoracks, pour développer Starlab. Elle a également attribué 130 millions à Blue Origin, fondée par Jeff Bezos, et 126 millions au géant Northrop Grumman pour développer leurs propres projets de station. Une autre entreprise américaine, Axiom Space, développe elle aussi sa station avec le soutien de la Nasa et la participation industrielle au projet du franco-italien Thales Alenia Space.

« Le fer de lance de l’Europe »

La participation à Starlab d’Airbus, qui apportait déjà depuis janvier un soutien technique, permet pour Voyager Space d’envisager que l’ESA, l’agence spatiale européenne, utilise ses services pour continuer d’envoyer des astronautes européens dans l’espace tout en s’assurant de retours industriels en Europe. « Nous avons le sentiment d’être le représentant ou peut-être le fer de lance de l’Europe dans ce domaine. Et bien sûr, nous le faisons aussi pour attirer l’ESA et les États membres », a confié Michael Schoellhorn, président d’Airbus Defense and Space lors d’une conférence téléphonique.

Le groupe européen peut s’appuyer sur l’expertise qu’il a développée avec le véhicule automatique de transfert ATV ou encore le module de service européen (ESM) conçu pour les missions lunaires américaines Artemis, a-t-il fait valoir. Ni Michael Schoellhorn, ni le PDG de Voyage Space Dylan Taylor n’ont voulu préciser leur participation respective dans la coentreprise ou le montant du projet.

Starlab, qui doit être mise en orbite lors d’un lancement unique à l’horizon 2028, aura un diamètre de huit mètres, près de deux fois supérieur à celui de l’ISS, et la moitié de son volume, selon Dylan Taylor. « La NASA et d’autres agences spatiales constitueront le cœur de nos activités pour le premier Starlab », a-t-il expliqué. La station sera dédiée à la recherche et aux travaux en microgravité que voudra également y mener l’industrie pharmaceutique mais « nous ne visons pas le tourisme spatial », a-t-il ajouté.



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