Ali Khamenei affirme que l’Iran ne cédera jamais et met en garde les États-Unis
Le guide suprême d’Iran, Ali Khamenei, a proclamé mercredi que son pays « ne se rendra jamais » et mis en garde les États-Unis contre des « dommages irréparables » en cas d’intervention dans la guerre entre la République islamique et Israël.
L’ayatollah Khamenei, au pouvoir depuis 1989, réagissait aux menaces du Président américain Donald Trump, un allié d’Israël, qui a appelé mardi l’Iran « à capituler sans conditions » et affirmé que les États-Unis pouvaient tuer le guide suprême.

De la fumée s’élève après une frappe israélienne sur un bâtiment utilisé par le Réseau d’information de la République islamique d’Iran, qui fait partie de la chaîne de télévision publique iranienne, le 16 juin 2025 à Téhéran, en Iran. (Stringer/Getty Images)
Escalade militaire entre l’Iran et Israël
Dans le même temps, l’Iran et Israël ont continué d’échanger des salves de missiles, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) annonçant la destruction par Israël de deux bâtiments où « étaient fabriqués des composants de centrifugeuses », à Karaj près de Téhéran.
Dans l’après-midi, l’armée israélienne a annoncé des frappes contre des « cibles militaires » à Téhéran, où de fortes explosions ont été entendues par les journalistes de l’AFP. Plusieurs panaches de fumée noire étaient visibles dans les quartiers est et sud-est de la capitale iranienne.
Affirmant disposer de renseignements prouvant que l’Iran s’approchait du « point de non-retour » vers la bombe atomique, Israël a lancé le 13 juin une attaque sans précédent contre son ennemi juré, frappant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés ainsi que des scientifiques du nucléaire.
L’Iran, qui dément fabriquer l’arme nucléaire, a proclamé son intention de riposter à la « guerre » lancée par Israël, qu’il a accusé d’avoir cherché à torpiller les négociations sur le nucléaire entre Téhéran et Washington.
Toute intervention militaire américaine « entraînera assurément des dégâts irréparables »
« La nation iranienne s’oppose fermement à une guerre imposée, tout comme elle s’opposera fermement à une paix imposée. « Cette nation ne se rendra jamais (sous la pression) de qui que ce soit », a dit l’ayatollah Khamenei dans un discours à la télévision d’État.
« Les Américains doivent savoir que toute intervention militaire de leur part entraînera assurément des dégâts irréparables », a-t-il ajouté, en fustigeant l’appel de M. Trump à la reddition.
Mardi le président américain a aussi déclaré : les États-Unis « savent exactement où se cache le soi-disant ‘guide suprême’ » mais ne comptent pas « l’éliminer (le tuer !), du moins pour le moment ».

Le porte-avions américain à propulsion nucléaire USS Nimitz arrive dans la ville portuaire de Busan, dans le sud du pays, le 11 mai 2013. (JUNG YEON-JE/AFP via Getty Images)
Implication potentielle des États-Unis et renforcement militaire
Alors que les spéculations s’intensifient sur une éventuelle participation directe des États-Unis à la guerre, des responsables américains ont affirmé que M. Trump n’avait pas encore pris de décision et qu’il gardait toutes les options sur la table.
Une attaque iranienne contre les forces américaines qui disposent notamment de plusieurs bases au Moyen-Orient changerait toutefois la donne, un responsable américain déclarant que M. Trump ne tolérerait pas qu’« on touche à un cheveu d’un Américain ».
Les États-Unis ont renforcé leur « dispositif défensif » au Moyen-Orient, et y ont envoyé leur porte-avions Nimitz. Ils ont annoncé la fermeture de leur ambassade à Jérusalem jusqu’à vendredi.
Avant M. Trump, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, avait affirmé que tuer l’ayatollah Khamenei mettrait « fin au conflit », et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir.

Des sauveteurs travaillent près d’un bâtiment endommagé dans la ville israélienne de Tel Aviv à la suite d’un tir de missile iranien, le 16 juin 2025. (MENAHEM KAHANA/AFP via Getty Images)
Bilan humain et nouvelles frappes
Depuis le début du conflit entre Israël et l’Iran, 224 personnes ont été tuées en Iran, selon le dernier bilan du ministère de la Santé iranien, et 24 en Israël, d’après le gouvernement israélien.
Mercredi avant l’aube, « plus de 50 avions » de combat ont bombardé « une installation de production de centrifugeuses à Téhéran » et « plusieurs sites de fabrication d’armes dont des installations de production de matières premières et de composants utilisés pour assembler des missiles sol-sol », a indiqué l’armée israélienne.
Les centrifugeuses sont des machines utilisées pour enrichir la matière nucléaire à des niveaux proches du seuil militaire.
Selon l’AIEA, un édifice du Centre de recherche de Téhéran, produisant également des pièces de ces machines, a été aussi touché par les frappes israéliennes.
Incidents aériens et alertes de missiles
Pour la première fois depuis le début du conflit, l’armée israélienne a annoncé qu’un de ses drones avait été abattu au-dessus du territoire iranien par un missile.
Selon un média officiel iranien, la défense antiaérienne a abattu « un drone de pointe Hermès » dans le ciel d’Ispahan (centre).
À plus de 1500 km de l’Iran, en Israël, des alertes anti-aériennes ont retenti brièvement aux premières heures de mercredi, un responsable militaire faisant état du tir par l’Iran de 10 missiles balistiques, la plupart interceptés.
L’armée israélienne a aussi dit avoir intercepté plusieurs drones iraniens.
À Tel-Aviv (centre), de nombreux Israéliens ont passé leur nuit à se rendre dans les abris à chaque alerte signalant des tirs de missiles iraniens.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont dit avoir tiré des missiles balistiques hypersoniques sur Israël.
Le programme nucléaire iranien et les armes stratégiques
Les Occidentaux et Israël soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de la bombe atomique, ce que Téhéran dément, défendant son droit à un programme nucléaire civil.
Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri).
Si Donald Trump choisissait d’engager son pays dans le conflit, une puissante bombe anti-bunker américaine, la GBU-57, la seule à même de détruire les installations nucléaires iraniennes profondément enfouies, pourrait constituer une arme stratégique de choix, selon les experts.
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