Alliance LR-RN : Éric Ciotti « reste président des Républicains » tandis que les premières défections sont annoncées dans le parti

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« Mon mandat, je le tiens des militants, et seuls les militants pourraient me l'enlever » a déclaré Éric Ciotti. (Photo THOMAS SAMSON/AFP via Getty Images)
Von 11 juin 2024

« Je suis président et je reste président des Républicains », a assuré mardi Éric Ciotti, après avoir prôné une alliance entre son parti et le Rassemblement national, provoquant un séisme dans sa famille politique et la multiplication d’appels à sa démission. Des sénateurs LR ont annoncé quitter le parti.

« J’ai pris mes responsabilités dans un moment très lourd, très grave pour le pays où la France est menacée » a déclaré M. Ciotti devant devant le siège parisien de LR.

« Seuls les militants pourraient me l’enlever »

Le député des Alpes-Maritimes souhaite envoyer un signal fort aux électeurs contre les deux blocs qui font face à la droite : d’un côté, LFI qui « porte des idées extrêmement dangereuses », « frôlant notamment l’anti-sémitisme » et les macronistes, responsables de la montée de « la violence » et de « l’insécurité » dans le pays.

« Mon mandat, je le tiens des militants, et seuls les militants pourraient me l’enlever. Je le dis très clairement et je ne céderai pas à ce genre de décision ou de propos », a martelé M. Ciotti en réaction aux appels de personnalités LR souhaitant sa démission après son appel à une « alliance » avec la droite nationaliste lancé sur le plateau du journal de 13h00 de TF1. Parmi eux figurent le président du Sénat, Gérard Larcher, et le chef des députés de droite, Olivier Marleix.

« Abandonner aujourd’hui nos couleurs serait un choix inutile pour le pays »

Les sénateurs LR, qui composent la première force politique de la chambre haute, s’étaient positionnés dans la matinée à l’unanimité contre toute alliance avec le Rassemblement national.

Les sénateurs LR Jean-François Husson et Sophie Primas viennent d’annoncer quitter les Républicains. « Une alliance avec le RN aux législatives, c’est bien sûr sans moi ! Je quitte Les Républicains et continue le combat avec le soutien unanime du groupe de Gérard Larcher (président du Sénat) et Bruno Retailleau (chef des sénateurs LR) », a écrit M. Husson sur X, tandis que Mme Primas, vice-présidente de la chambre haute, a affirmé sur le même réseau social qu’elle faisait ce choix « à contrecœur », appelant la droite à « se reconstruire ».

« On vient d’assister à un épisode rarement vu en politique où le chef, le président trahit sa propre famille politique sans en parler », a ajouté le sénateur de Vendée Bruno Retailleau, expliquant que M. Ciotti avait « acquiescé » lundi soir lors d’une réunion des cadres, lorsqu’une stratégie autonome lui avait été présentée en vue des législatives anticipées.

La tête de liste LR aux européennes, François-Xavier Bellamy, a lui aussi lâché le président du parti : « Abandonner aujourd’hui nos couleurs serait un choix inutile pour le pays », a-t-il écrit dans un communiqué, affirmant qu’« un tel accord serait contre-productif » car « il accomplirait ce dont rêve Emmanuel Macron depuis toujours, qui veut faire croire que rien n’existe entre lui et le RN ». M. Bellamy a tout de même ciblé en priorité la gauche : « Partout où il faudra faire un choix, nous devrons toujours faire barrage à cette alliance d’extrême-gauche », a-t-il estimé.

Le flou n’a pas été levé, néanmoins, sur les conditions dans lesquelles se tiendra la commission d’investiture des Républicains, présidée par la députée Michèle Tabarot, proche d’Éric Ciotti et qui n’a pas réagi aux annonces du patron de LR.

Mais Bruno Retailleau, battu par M. Ciotti pour la présidence de LR en 2022 lors du congrès du parti, a prévenu que les deux vice-présidents de cette commission, le sénateur Roger Karoutchi et le député Patrick Hetzel, partageaient « la même conviction » que lui sur le refus d’un accord.



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