Alors qu’Anne Hidalgo avait promis «aucune augmentation d’impôt» la hausse de la taxe foncière de 52% provoque la colère des Parisiens

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Illustration. (LOIC VENANCE/AFP via Getty Images)
Von 6 septembre 2023

Les Parisiens sont en colère, et pour cause. Alors qu’Anne Hidalgo avait annoncé « aucune augmentation d’impôts » lors de sa campagne en 2020, la taxe foncière va connaître une hausse de 52% en cette fin d’année. Une dépense qui vient se cumuler à bien d’autres

Les propriétaires parisiens ne comprennent pas cette hausse de la taxe foncière, qui vient s’ajouter à de trop nombreuses autres augmentations. Pour justifier celle-ci, la maire de la ville a notamment plaidé l’inflation. Elle avait d’ailleurs prévenu les Parisiens de cette augmentation à l’automne dernier.

« La Ville continue de dépenser de l’argent pour des projets lunaires »

Les propriétaires parisiens s’inquiètent de cette forte hausse de la taxe foncière dans leur budget. D’autant plus que celle-ci arrive à une période de l’année difficile pour de nombreux parents, ayant déjà des frais tels que les fournitures scolaires ou les inscriptions aux activités à régler.

« Je trouve cela inacceptable, c’est une augmentation qui arrive d’un coup, j’aurais préféré avoir des hausses plus faibles mais progressives, là c’est très violent », indique un Parisien sur CNews. Remontée, une Parisienne exprime son souhait de voir l’édile quitter la Ville de Paris, argumentant : « Elle ne dit pas la vérité et elle n’est plus à sa place. » « Il y a beaucoup de choses qu’elle ne fait pas et qu’elle ne fera pas, et je souhaite une chose c’est qu’elle ne se représente pas », renchérit une autre.

Certains arrivent d’autant moins à accepter cette hausse que la qualité de la vie se détériore à Paris, notamment au niveau des services publics, sans compter la violence, de plus en plus inquiétante. Des Parisiens envisagent même sérieusement de quitter la capitale. C’est le cas de Thomas, qui habite depuis six ans dans le XVIIIe arrondissement. « Dans le quartier, plein de voisins s’en vont. C’est l’enfer. Moi, je ne veux plus que ma femme rentre seule tard le soir. Entre le camp de migrants sous le métro aérien, les hommes qui errent dans la rue, les jardins squattés… Et ce n’est pas faute d’avoir interpellé la mairie, mais on a l’impression de parler dans le vide », déplore-t-il amèrement auprès du Parisien, dénonçant également les dépenses de la Ville « pour des projets lunaires comme la promenade urbaine dont on savait que c’était voué à l’échec ». « Il faut voir à quoi ça ressemble maintenant ! » s’agace-t-il encore.

« Pour garder les services publics et accélérer la transformation écologique »

Un quinquagénaire se demande « où passe l’argent », en voyant la ville se dégrader. « Avenue de Clichy, par exemple, les choses sont faites et défaites en permanence sans que l’on comprenne pourquoi, c’est incohérent. Et cet été, 14 piscines fermées sur 41 entre le 15 et 23 août. À la rentrée dans le XVIIe, où j’habite, cinq crèches ferment. Cinq ! Sans parler de la propreté calamiteuse dans mon quartier », détaille-t-il auprès de nos confrères.

De son côté, Anne Hidalgo a expliqué que cette augmentation était due au « dérèglement climatique », à la « crise énergétique », et à « l’inflation », rapporte CNews, faisant par ailleurs le constat que « l’État refuse d’être à leur côté ». Ainsi, afin de « garder les services publics et accélérer la transformation écologique », la maire a souligné n’avoir pas eu « d’autre choix que d’augmenter la taxe foncière ».



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