Amazon s’engouffre dans les failles du système

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Un centre logistique d’Amazon. (GERARD JULIEN/AFP/Getty Images)
Von 27 février 2017

La semaine dernière, le géant américain de la distribution en ligne Amazon a annoncé la création de 1 500 emplois supplémentaires en CDI d’ici à la fin de l’année. Ronan Bolé, le directeur des opérations en France a déjà annoncé le début des recrutements. Selon le directeur, les postes ouverts concernent des cadres dont des ingénieurs et de jeunes diplômés, ainsi que des postes non qualifiés prompts à la formation sur le terrain. Une annonce qui passe sous silence le prix de ces emplois créés.

Pour la création de 250 emplois pour sa plate-forme de Sevrey en Saône-et-Loire en 2012, le Conseil régional de Bourgogne a dû accorder plus d’un million d’euros d’aides publiques. De plus, avec une prime d’aménagement du territoire, des aides en matière de service de ramassage d’employés ou des investissement dans les crèches, le groupe aurait touché au moins 6 millions d’euros supplémentaires. Peu de temps après, l’ouverture du centre à Lauwin-Planque dans les Hauts-de-France, aurait profité d’avantages similaires selon l’agence de presse Sipa.

Amazon doit plus de 400 millions d’euros à titre d’arriérés d’impôts dans différents pays de l’Union européenne.

Paradoxalement, au même moment le fisc français demandait au géant américain plus de 200 millions d’euros d’arriérés d’impôts pour la période allant de 2006 à 2010. En 2016, une enquête préliminaire de la Commission européenne a estimé qu’Amazon devait plus de 400 millions d’euros à titre d’arriérés d’impôts dans différents pays de l’Union européenne. La Commission avait mis en doute les différents montages financiers communément appelés « sandwich hollandais » ou « double irlandais » en raison du transfert des activités à bénéfices vers des pays ayant une fiscalité plus clémente. Une pratique en somme commune et inhérente aux géants de l’internet américains.

Cependant, une fois passée l’euphorie des chiffres d’emplois créés, on se retrouve devant un mastodonte proposant un monde du travail dans lequel les employés sont relégués au rang de consommables, au service des machines de commandes. Selon le délégué syndical de la CGT Amazon Alain Jeault ,seulement 20% des employés initiaux du site de Sevray y travaillent encore, à tel point que désormais Amazon peinerait à recruter. Ce délégué a en outre affirmé avoir reçu des menaces de licenciement après avoir reçu une journaliste sur le site de Chalon-sur-Saône l’année dernière.

Aux États-Unis, en Caroline du Sud, le géant de la distribution en ligne a profité de 61 millions de dollars d’avantages fiscaux pendant cinq ans. Cependant, une fois ce délai passé, face aux réclamations du fisc, Amazon a tout simplement menacé de fermer son entreprise et de licencier ses employés, en refusant de payer ses impôts.

 



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