Amazonie: Bolsonaro exige encore, avant toute discussion, que Macron se « rétracte »

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(EVARISTO SA/AFP/Getty Images)
Von 28 août 2019

Le président brésilien Jair Bolsonaro a posé de nouveau mercredi comme condition à un dialogue que le président français Emmanuel Macron « se rétracte » après l’avoir accusé de mensonge et avoir « relativisé » la souveraineté du Brésil sur l’Amazonie.

M. Macron « m’a traité de menteur et à deux reprises a dit que la souveraineté (brésilienne sur) l’Amazonie devait être relativisée », a dit le chef de l’État à des journalistes. « Nous pourrons recommencer à nous parler quand il se sera retracté après ce qu’il a dit contre ma personne », a-t-il poursuivi.

Les incendies qui sévissent en Amazonie ont provoqué une crise diplomatique entre Brasilia et Paris. Emmanuel Macron avait accusé Jair Bolsonaro d’avoir « menti » sur ses engagements environnementaux et avait indiqué, au grand dam de Brasilia, que la question de la souveraineté de l’Amazonie était ouverte. La France a été copieusement attaquée par ailleurs par le gouvernement brésilien.

Emmanuel Macron s’était interrogé sur l’opportunité de conférer un statut international à la forêt amazonienne, au cas où les dirigeants de la région prennent des décisions nuisibles pour la planète.

« Il est important de redire que l’Amazonie du Brésil est sous souveraineté brésilienne », a dit M. Bolsonaro avant d’accuser: « l’Allemagne et particulièrement la France sont en train d’acheter notre souveraineté ».

« Le Brésil n’est pas à vendre pour 20 millions (de dollars), ni 20 milliards », a-t-il poursuivi.

Mardi, M. Bolsonaro avait exigé déjà des excuses de M. Macron avant toute discussion sur l’Amazonie, avant que Brasilia ne fasse machine arrière et annonce en soirée avoir finalement accepté une aide financière. Le G7 réuni en France le week-end dernier avait proposé 20 millions de dollars.

Brasilia a dit mardi soir être « ouvert » à une aide « d’organisations étrangères et même de pays » pour lutter contre les incendies « à condition de contrôler l’utilisation des fonds ». Mercredi M. Bolsonaro a déclaré: « Nous pouvons accepter toute aide bilatérale ».



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