Arabie: Washington s’apprête à publier son rapport sur Khashoggi, « un pas » pour désigner les responsables
Les Etats-Unis ont confirmé jeudi qu’ils publieraient « très bientôt » le rapport de leurs services de renseignement sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, potentiellement explosif pour les relations avec l’Arabie saoudite, estimant qu’il représenterait « un pas important » pour que les responsables « rendent des comptes ».
Le président américain Joe Biden doit parler « très bientôt » pour la première fois avec le roi Salmane d’Arabie saoudite, a dit la porte-parole de la Maison Blanche.
Ensuite, le renseignement américain rendra public son rapport sur l’assassinat du journaliste, et il y aura « une série de mesures sur la table », a-t-elle ajouté sans plus de précisions. La publication du rapport est aussi prévue « très bientôt », a complété le porte-parole du département d’Etat américain Ned Price.
Des médias américains avaient initialement rapporté que le coup de fil était prévu pour mercredi et la sortie du rapport jeudi.
Assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul
En attendant, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken s’est entretenu jeudi au téléphone avec son homologue saoudien Fayçal ben Farhan, auquel il a souligné « l’importance de progrès saoudiens sur le terrain des droits humains, y compris à travers des réformes législatives et judiciaires », selon Ned Price.
Jamal Khashoggi, résident aux Etats-Unis et chroniqueur du quotidien Washington Post, critique du pouvoir saoudien, avait été assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par des agents saoudiens.
???? Joe #Biden souhaite publier un rapport déclassifié explosif de la #CIA sur l’assassinat de #Khashoggi.
►Ce rapport confirme le rôle direct du prince héritier Mohammed ben Salmane dans l’exécution du journaliste saoudien.
? Précisions @edsRFI_US #RFImatin ? pic.twitter.com/suhL4ek8L4— RFI (@RFI) February 25, 2021
Le Sénat américain, qui avait eu accès aux conclusions des services de renseignement de la première puissance mondiale, avait à l’époque jugé que le prince héritier Mohammed ben Salmane, dit MBS, était « responsable » du meurtre.
« Aucun élément direct liant le prince héritier »
Mais Mike Pompeo, alors secrétaire d’Etat de Donald Trump, avait lui affirmé que le rapport de la CIA ne contenait « aucun élément direct liant le prince héritier à l’ordre de tuer Jamal Khashoggi ».
Et l’ex-président républicain n’avait jamais voulu blâmer publiquement MBS, pour préserver l’alliance avec Ryad.
Alors qu’elle laisse planer la menace de nouvelles mesures punitives, l’administration Biden n’a pas pour l’instant confirmé qu’elle était prête à aller jusqu’à sanctionner le prince.
[ ?? ARABIE SAOUDITE | ?? ÉTATS-UNIS ]
?Joe Biden appellera pour la 1ère le roi Salman alors que son administration est sur le point de déclassifier un rapport de renseignement qui pourrait tenir le prince héritier saoudien pour responsable du meurtre de Jamal Khashoggi. pic.twitter.com/vsdHf6L3GK
— (Little) Think Tank (@L_ThinkTank) February 24, 2021
La publication du rapport « est un pas important vers la transparence, et la transparence est, comme souvent, un élément pour que les responsables rendent des comptes », a déclaré Ned Price.
Joe Biden entend « recalibrer » sa relation avec Ryad
« Il s’agit d’un crime, comme je l’ai déjà dit, qui a choqué les consciences. Nous serons en mesure, bientôt, de parler de mesures pour que les responsables rendent des comptes », s’est-il borné à dire.
La Maison Blanche a d’ores et déjà prévenu que Joe Biden entendait « recalibrer » sa relation avec Ryad, en ne parlant qu’au roi et non à MBS, homme fort du royaume et interlocuteur privilégié de Donald Trump, et en mettant l’accent sur les droits humains.
Il a aussi mis fin au soutien américain à la coalition militaire dirigée par les Saoudiens qui intervient dans la guerre au Yémen, et tente de renouer le dialogue avec l’Iran, grand ennemi régional de l’Arabie saoudite.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion