Arrêts de travail: le Medef opposé à l’augmentation des jours de carence

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(Photo Joe Raedle/Getty Images)
Von 20 juin 2023

Le Medef s’est dit opposé mardi à l’augmentation du nombre de jours de carence en cas d’arrêt-maladie, alors que le gouvernement a annoncé lundi vouloir lutter contre ces arrêts qui ont augmenté de plus de 30% en dix ans.

« Repasser la dépense de la Sécurité sociale aux entreprises, ça n’est pas la bonne méthode », a déclaré le président de l’organisation patronale Geoffroy Roux de Bézieux au cours d’une conférence de presse. « Dans beaucoup d’entreprises et de conventions collectives les jours de carence », au nombre de trois dans le secteur privé, « sont pris en charge » par l’employeur, a-t-il ajouté.

Lors des Assises des finances publiques lundi, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire avait relevé que « nous avons eu en 2022 8,8 millions d’arrêts-maladie en France, contre 6,4 millions dix ans plus tôt ».

Le ministre veut engager des concertations d’ici l’automne pour trouver les « instruments les plus efficaces pour lutter contre ces dérives ». Une « explosion » des arrêts de travail a été observée « partout en Europe », a poursuivi Geoffroy Roux de Bézieux, qui a précisé que l’augmentation était due aux arrêts « de courte durée ». « Ça explose chez les jeunes et les cadres » et « ça explose (…) certains jours de la semaine », a-t-il détaillé.

« Il y a un problème d’arrêts de travail de complaisance », estime le patron du Medef. Mais « il y a aussi des questions de mal-être et de mal-être au travail », a-t-il reconnu.

« Réfléchir aux pratiques managériales »

Le Medef doit « réfléchir aux pratiques managériales », et aux « raisons pour lesquelles dans certains cas ce sentiment de mal-être augmente », selon Geoffroy Roux de Bézieux. Le patron du Medef s’est déclaré en faveur d’une « mesure d’ordre public » qui prendrait la forme d’un « jour de carence qui ne pourrait être remboursé par personne ». Un jour de carence dans la fonction publique avait été instauré en 2012 par Nicolas Sarkozy puis supprimé par François Hollande, avant d’être réinstauré par Emmanuel Macron.

De son côté, la Confédération des PME a jugé dans un communiqué publié lundi que salariés du public et du privé devaient être logés à la même enseigne.

Pour la CPME, « faire peser sur les seuls employeurs du secteur privé une augmentation de la fraction restant à leur charge serait une solution de facilité consistant à se décharger sur les employeurs d’une responsabilité que l’État ne serait pas prêt à assumer ».



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