Astrid Panosyan-Bouvet propose la monétisation de la cinquième semaine de congés
La ministre du Travail Astrid Panosyan-Bouvet a assuré vendredi que l’idée de monétiser la cinquième semaine de congés payés était une « proposition » que les partenaires sociaux pouvaient « négocier » ou « écarter » s’ils le souhaitent.
« C’est une proposition qui est faite aux partenaires sociaux (…). S’ils veulent l’écarter, ils l’écartent, s’ils veulent négocier, ils négocient », a-t-elle assuré sur RTL.
« Pour encourager le travail et la production »
« C’est un texte qui est à l’appréciation des partenaires sociaux puisqu’ils doivent commencer les négociations à partir du 1er août », a insisté la ministre, alors que la proposition, passée inaperçue dans un premier temps, suscite de nombreuses réactions.
C’est « un moyen envisagé pour encourager le travail et la production », a t-elle affirmé dans ce contexte de dette et de faible croissance.
La monétisation de la 5e semaine de congés payés est une proposition que nous faisons aux partenaires sociaux. À eux de la retenir, ou non.
Il ne s’agit absolument pas d’une suppression, mais d’un moyen envisagé pour encourager le travail et la production. pic.twitter.com/FyL8sTD3Hn
— Astrid Panosyan-Bouvet (@AstridPanosyan) July 17, 2025
Ce mécanisme est « inspiré d’un dispositif qui existe déjà, qui est la monétisation des RTT », mais ce n’est « absolument pas une suppression de la cinquième semaine de congés payés », a-t-elle ajouté.
Mme Panosyan-Bouvet a indiqué avoir reçu jeudi « des organisations patronales », et qu’elle attendait « lundi la CFDT et d’autres organisations syndicales ».
Un « droit nouveau » qui « resterait à la main de chaque salarié »
La ministre avait indiqué jeudi qu’il s’agissait là d’un « droit nouveau, sans remise en cause des droits et protections actuelles » mais qui « resterait à la main de chaque salarié ».
La possibilité de monétiser la cinquième semaine de congés payés a été avancée mardi par Astrid Panosyan-Bouvet lors de la conférence de presse où le Premier ministre François Bayrou a dévoilé son plan d’économies et sa volonté de proposer aux partenaires sociaux d’ouvrir des négociations sur l’assurance chômage et sur le droit du travail.
Vives réactions à gauche
Elle a suscité de vives réactions à gauche et parmi les organisations syndicales, la secrétaire générale ce la CFDT Marylise Léon parlant jeudi de « musée des horreurs ».

Marylise Léon (à dr.) a succédé à Laurent Berger à la tête de la CFDT. (ALAIN JOCARD/AFP via Getty Images)
Dans une interview à RTL, la ministre rappelle que « depuis 2007, la loi Larcher oblige le Gouvernement à envoyer un document d’orientation aux partenaires sociaux pour les concerter avant toute réforme qui touche au travail ». Il s’agit de « propositions » pour inviter les partenaires sociaux à négocier, dit-elle. Dans ce document, « il y a aussi des choses sur lesquelles le patronat pourrait dire c’est le ‘musée des horreurs’ !, pointe-t-elle en citant quelques exemples : la transparence des aides publiques au comités de représentants des salariés, baisser le seuil de représentations des salariés au conseil d’administration qui aujourd’hui ne concerne que les entreprises de plus de 1000 salariés en France. »
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