Attaque de Crépol: l’un des vigiles livre sa version des faits sur cette soirée

Titelbild
Photo d'illustration. (OLIVIER CHASSIGNOLE/AFP via Getty Images)
Von 18 février 2024

Antoine était l’un des vigiles présents lors de cette fête de village où Thomas s’est fait poignarder. Il a raconté sa version des faits au micro de TF1 le 15 février dernier.

Lors de ce drame, qui s’est joué dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023 à Crépol, plus de 300 personnes se trouvaient dans la salle des fêtes. « J’ai des images du petit qui me reviennent. Je revois ce pauvre gamin par terre », explique Antoine, qui a bien vu ce soir-là une dizaine de jeunes hommes se greffer à cette soirée.

« J’ai eu de la culpabilité vis-à-vis de ça »

« Ils se mettent dans leur coin, ils regardent, ils dansent un peu. De temps en temps ils vont draguer les filles, ce qui est normal à cet âge-là. Mais sinon, il n’y a pas eu de provocation. De part et d’autre, pour moi, je n’ai vu aucune provocation », raconte le vigile.

Toutefois un fait le surprend. À un moment donné, l’un des adolescents va quitter la salle des fêtes pour revenir un peu plus tard. De nouveau fouillé à son retour, le vigile découvre un couteau dans son sac. Le vigile le lui confisque et le laisse cependant retourner à la soirée, ce qu’il va regretter par la suite. « J’ai eu de la culpabilité vis-à-vis de ça, que ça ne m’ait pas éclairé en me disant ‘il va se passer quelque chose de grave quoi’ », confie-t-il auprès de nos confrères.

« Pour moi, ça n’est pas un hasard ce qui s’est passé »

Effectivement, moins d’une heure après cet incident, la soirée dégénère gravement et on assiste à l’affrontement entre des jeunes du village et ceux venus de Romans-sur-Isère. Outre le petit groupe qui s’était greffé à la soirée, le vigile indique qu’un deuxième groupe d’individus se trouvait sur le parking, mais aucun d’entre eux n’a participé à la fête.

« Ils avaient des tessons en verre dans les mains. Il y en a un qui avait un couteau. À ce moment-là, je commence juste à essayer de les attraper pour les enlever et j’en vois certains avec des couteaux qui passent par-dessus en essayant de planter les gamins », se souvient Antoine. « Pour moi, ça n’est pas un hasard ce qui s’est passé. Ils sont arrivés pour faire quoi ? En sachant qu’ils ne sont pas rentrés dans la soirée. Ils sont venus pour faire quoi à cette soirée ? » s’interroge-t-il.

« Des murs de sang, on se croirait dans un abattoir »

Cet affrontement a été d’une telle violence que le vigile décrit des « murs de sang ». « On se croirait dans un abattoir », se remémore-t-il.

À la suite de ce drame, neuf individus ont été interpellés le 21 novembre 2023 et placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête pour « assassinat » et « tentative d’assassinat en bande organisée ». L’auteur du coup de couteau mortel porté à Thomas n’a toujours pas été formellement identifié. « Je vous confirme que d’autres suspects sont toujours recherchés », a indiqué le procureur de la République de Valence à ce sujet.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion