« Aucun pays arabe ne veut nous accueillir » : une centaine d’anciens détenus palestiniens bloqués dans un hôtel de luxe au Caire

Libérés par Israël dans le cadre du plan de paix négocié sous l’égide du président Donald Trump, près de 150 anciens prisonniers palestiniens se retrouvent aujourd’hui bloqués dans un hôtel de luxe du Caire, en Égypte. 
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Mahmoud Al-Ardah, un ancien prisonnier palestinien affilié au Jihad islamique, proche du Hamas et condamné à la prison à vie par Israël en 1996, s’adresse à l’AFP lors d’une interview au Caire, le 20 octobre 2025. (Photo de KHALED DESOUKI/AFP via Getty Images)
Von 28 octobre 2025

La scène semble surréaliste. D’anciens détenus, dont plusieurs figures du Hamas et du Jihad islamique, ont été libérés par l’État hébreu, puis transférés vers l’Égypte dans le cadre d’un vaste accord de paix signé entre Israël et le Hamas. Ils se retrouvent coincés dans l’hôtel Marriott Renaissance Cairo Mirage, un établissement huppé de la capitale égyptienne, fréquenté habituellement par des touristes étrangers.  

Étroitement surveillés par des policiers égyptiens 

Selon l’AFP, aucun pays arabe n’a consenti à accueillir ces hommes. L’Égypte, qui a accepté temporairement leur présence sur son sol, leur interdit cependant de circuler librement. De nombreux policiers en faction au sein du complexe veillent à ce qu’ils n’en sortent pas. 

Leurs conditions d’hébergement sont financées par le Qatar, partenaire régulier des négociations sur Gaza. « Nous avons été séparés de nos familles pendant vingt ans et aujourd’hui, rien n’a changé. Je ne peux toujours pas voir ma mère ni mes frères et sœurs. Aucun pays arabe ne veut nous accueillir », confie à l’AFP Mourad Abou al-Roub, 45 ans, membre d’un groupe lié au Fatah. 

D’anciens prisonniers affiliés au Hamas ou au Jihad islamique 

Parmi les ex-détenus figurent plusieurs autres individus, lourdement condamnés en Israël. Le Daily Mail, cité par Le Parisien, mentionne notamment la présence de Samir Abu Nima, responsable d’un attentat contre un bus à Jérusalem en 1983, de Mahmoud Issa, haut commandant des brigades Ezzedine al-Qassam — la branche armée du Hamas —, et de Mahmoud al-Ardah, affilié au Jihad islamique, condamné à perpétuité pour meurtre. 

Plus de 2000 prisonniers palestiniens ont été libérés des geôles israéliennes depuis la semaine dernière, dont plusieurs dizaines pour des attaques anti-israéliennes commises durant la Seconde Intifada. Selon nos confrères, environ 11.000 autres seraient encore détenus.  



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