Australie: des drones pour recenser et mieux protéger les tortues marines

Australian researchers have discovered they were underestimating numbers at the world's largest sea turtle nesting site after turning to drone technology for the first time.
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-Illustration- Une tortue de mer verte lourde de 45 ans, 1,5 mètre de long et 100 kilogrammes nage le 28 janvier 2020. Photo par JOE KLAMAR / AFP via Getty Images.
Von 10 juin 2020

Des scientifiques australiens ont découvert, grâce à l’utilisation de  drones, qu’ils avaient sous-estimé le nombre de tortues marines vivant dans le plus grand site de nidification du monde.

L’île de Raine, située au large de la pointe nord de l’Australie, abrite environ 60.000 tortues femelles vertes qui, chaque année, viennent y pondre des œufs après avoir parcouru des centaines de kilomètres depuis la Grande Barrière de corail.

Les scientifiques spécialisés dans la protection des espèces menacées ont reconnu avoir eu le plus grand mal à trouver le meilleur moyen de suivre ces tortues lors de la nidification.

-Une tortue verte nage le 15 janvier 2012 à Lady Elliot Island, Australie. Dans l’une des trois stations insulaires du parc marin de la Grande Barrière de Corail. Photo de Mark Kolbe / Getty Images.

Dans un article publié la semaine dernière dans la revue scientifique PLOS, ils ont expliqué que l’utilisation de drones a montré qu’ils avaient sous-estimé le nombre de tortues marines de plus de 50%.

De superbes images de drones, diffusées mardi par la Fondation de la Grande Barrière de corail, montrent des milliers de tortues nageant dans les eaux bleues cristallines de l’océan.

Les drones pourront également surveiller les tortues

Jusqu’alors, les chercheurs comptaient les tortues au moment où elles arrivaient sur les plages afin d’y pondre leurs œufs, soit environ 23.000 en une seule nuit.

Afin de mieux les suivre dans l’océan, ils les marquaient alors d’un coup de peinture soluble non toxique.

« Essayer de compter avec précision des milliers de tortues peintes et non peintes depuis un petit bateau par mauvais temps était difficile », a reconnu Andrew Dunstan, l’auteur principal de l’article.

« Utiliser un drone est plus facile, plus sûr, beaucoup plus précis, et les données peuvent être immédiatement et définitivement stockées », s’est-il félicité.

Leur travail sur l’île de Raine prévoit notamment la reconstruction des plages sur lesquelles se fait la nidification ainsi l’installation de clôtures destinées pour éviter qu’elles ne meurent.

 



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