Auteur de « Tanguy », Michel del Castillo est mort à l’âge de 91 ans

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(MICHEL CLEMENT/AFP via Getty Images)
Von 18 décembre 2024

L’écrivain Michel del Castillo, auteur de plusieurs romans et essais à succès dont Tanguy (1957), inspiré de sa propre histoire, est décédé mardi à Sens (Yonne) à l’âge de 91 ans, ont annoncé ses proches à l’AFP.

Auteur de quelque 45 livres, des romans en majorité dont son dernier L’Expulsion paru en 2018, il a reçu le prix des libraires et des Deux Magots en 1973 pour Le Vent de la nuit, le Renaudot en 1981 pour La Nuit du décret, RTL-Lire pour Le crime des pères (1993), Femina-essai pour Colette, une certaine France (1999) et Méditerranée pour son Dictionnaire amoureux de l’Espagne (2005).

Michel Janicot del Castillo, son vrai nom, était né le 2 août 1933 à Madrid d’une mère espagnole et d’un père français. Abandonnant femme et enfant, ce dernier rentre en France à la veille de la guerre civile espagnole.

Proche des républicains, sa mère, Candida, passe un an en prison puis se réfugie avec son fils, à la fin des années 1930, en France. Son ancien époux, à qui elle réclame sans cesse de l’argent, la dénonce aux autorités comme « étrangère indésirable » et la fait interner, avec Michel, dans un camp de réfugiés à Mende (Lozère), aux conditions de vie éprouvantes.

Envoyé aux travaux de force par sa mère

Candida livre elle-même le petit garçon à la police allemande en échange de sa propre liberté. Il est envoyé en 1942 dans des fermes de travail en Allemagne jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il trouvera un peu de répit dans une école de Jésuites en Andalousie où il découvrira la littérature, avant d’être recueilli par un oncle et sa femme à Paris, d’entamer des études de lettres et de psychologie et de se mettre à écrire.

Outre des fictions et un peu de théâtre, Michel del Castillo, dont une école de Mende porte le nom, est l’auteur d’essais comme Algérie, l’extase et le sang (2002) ou Le temps de Franco (2008).

Membre du comité d’honneur de l’Association pour le droit de mourir dans la dignité, il a passé une grande partie de sa vie en Provence, près de Nîmes.



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