Aux États-Unis aussi, les zones rurales sont sommées d’intégrer des milliers de migrants du monde entier

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Israr et sa femme Sayeda, évacués d'Afghanistan, dans leur nouvel appartement à Charlestown (Massachusetts) le 21 février 2022, après avoir fui l'Afghanistan avec des milliers d'autres Afghans évacués après la chute de Kaboul. (Joseph Prezioso/AFP/Getty Images)
Von 17 mai 2024

Aux États-Unis, qui connaissent une crise frontalière majeure avec le Mexique, comme en Europe, qui connaît des crimes fréquents et évitables liés à l’arrivée de migrants sur le continent, les zones rurales ne sont plus épargnées.

Aux États-Unis, les ONG facilitent la crise frontalière avec le Mexique en transportant eux-même, en hébergeant, en nourrissant et en fournissant les services sociaux et juridiques nécessaires aux millions de personnes qui arrivent illégalement ou se déplacent à travers le pays. Les ONG reçoivent des milliards de dollars de l’État américain pour reloger ces migrants dans différentes régions du pays.

En 2024, par exemple, World Relief, une organisation chrétienne mondiale, a reçu des fonds de l’État américain pour transporter 75 Somaliens dans le Wisconsin rural. Le chiffre peut sembler dérisoire par rapport aux millions de clandestins qui franchisent la frontière, mais pour les régions concernées ces arrivées ne sont que le début. Dans ce cas précis, l’objectif est de réinsérer au moins 3000 Somaliens dans une zone rurale du Wisconsin au cours des trois prochaines années, alors que près de 1900 d’entre eux sont déjà sur place.

World Relief est l’une des ONG utilisées par le gouvernement américain pour acheminer et reloger les migrants aux États-Unis, et bénéficie de financements considérables.

Au cours des 12 derniers mois, l’organisation a reçu plus de 91 millions de dollars de l’État américain au titre de ces services, d’après le site USASpending.gov. La loi américaine prévoit que ces agences de réinstallation consultent régulièrement les autorités locales afin d’organiser « la répartition prévue des réfugiés entre les États et les localités avant leur placement dans ces États et ces localités », mais celles-ci semblent ne jamais avoir été à la hauteur de cette responsabilité.

Pourtant, la coopération est essentielle pour s’assurer que les ressources et les services des localités – notamment les logements, les écoles et les emplois – ne seront pas surchargés par l’afflux d’immigrés.

Les habitants des zones concernées devraient également être informés des problèmes de sécurité nationale potentiels liés à la réinstallation des migrants. Or les gouvernements, américain ou européens, ne contrôlent pas, ou si peu, les migrants illégaux qu’ils déplacent en masse dans le pays. Dailleurs, les gouvernements occidentaux concernés entretiennent peu voire pas de relations étroites avec les pays de départ.

Par exemple, lorsque les États-Unis ont quitté l’Afghanistan en 2021, entraînant la prise de contrôle du pays par les talibans, près de 80.000 Afghans ont été admis aux États-Unis sans avoir fait l’objet du moindre contrôle.

Il n’est pas sûr que les Somaliens du Wisconsin ou les autres resortissants réinstallés dans les zones rurales des différents pays font l’objet d’un contrôle approprié de la part du gouvernement. Dans le Wisconsin, des locaux se sont inquietés auprès d’un représentant de World Relief du manque de vérification des antécédents des migrants qui arrivent dans leur région. La réponse de la personne concernée a été simple : « Aucune idée ».

Compte tenu du précédent afghan, les habitants des zones rurales ne font plus confiance aux gouvernements et aux ONG.



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