Azerbaïdjan : risque de fermeture de l’unique agence de presse indépendante

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Vue de la Maison du Gouvernement à Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan. (STEPHANE DE SAKUTIN/AFP/Getty Images)
Von 18 août 2017

L’Azerbaïdjan a gelé les comptes bancaires de l’unique agence de presse indépendante du pays, Turan, une décision qui risque d’entraîner sa fermeture, a affirmé vendredi à l’AFP son directeur.

« Nos comptes bancaires ont été gelés et Turan risque de fermer à tout moment », a déclaré à l’AFP le directeur de Turan, Mekhman Aliev. La décision a été prise dans le cadre d’une enquête sur des impôts non payés par l’agence pour un montant de 22.000 dollars (19.000 euros), ce que M. Aliev a qualifié de fausse allégation. L’agence Turan est l’un des rares médias en Azerbaïdjan à critiquer le pouvoir du président Ilham Aliev, qui dirige d’une main de fer cette ancienne république de l’URSS située au bord de la mer Caspienne.

L’ONG Human Rights Watch a dénoncé le gel des comptes de Turan comme « un nouveau cas de répression vicieuse visant les médias critiques » du pouvoir azerbaïdjanais. « L’utilisation de fausses accusations liées aux impôts pour condamner les journalistes critiques n’a rien de nouveau pour l’Azerbaïdjan », a estimé un responsable de Human Rights Watch pour le Caucase du Sud, Guiorgui Guoguia.

L’Azerbaïdjan est souvent critiqué par les ONG internationales, qui dénoncent une répression menée par le pouvoir contre les défenseurs des droits de l’homme et les détracteurs du président Ilham Aliev. Ce dernier rejette ces accusations. L’organisation de défense des droits des journalistes Reporters sans frontières (RSF) a placé l’Azerbaïdjan à la 162e place sur 180 pays dans son classement 2017 de la liberté de la presse. Ilham Aliev a pris le pouvoir en 2003, après la mort de son père Heydar Aliev, un ancien officier du KGB qui a dirigé l’ancienne république soviétique dans les années 1980 et entre 1993 et 2003.



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