Banque mondiale: David Malpass, un farouche critique de l’institution

L'économiste et membre de l'administration Trump, David Malpass, candidat pressenti de la Maison Blanche pour diriger la Banque mondiale, est un farouche critique de l'institution de développement qu'il n'hésite pas à décrire comme inefficace et dépensière.
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L'économiste et membre de l'administration Trump, David Malpass, quitte un hôtel à Pékin le 7 janvier 2019. Une délégation du gouvernement américain était en Chine pour les premiers pourparlers depuis l'accord du président américain Donald Trump et de son homologue chinois Xi Jinping sur un accord provisoire dans la guerre commerciale. (Photo : WANG ZHAO/AFP/Getty Images)
Von 5 février 2019

L’économiste et membre de l’administration Trump, David Malpass, candidat pressenti de la Maison Blanche pour diriger la Banque mondiale, est un farouche critique de l’institution de développement qu’il n’hésite pas à décrire comme inefficace et dépensière.

Le processus de candidatures pour la nomination du nouveau dirigeant de la Banque mondiale s’ouvre jeudi alors que, selon une règle tacite, le poste revient à un candidat américain, les Etats-Unis étant son plus important actionnaire.

Ce sous-secrétaire au Trésor de 62 ans, chargé des affaires internationales au sein de l’administration Trump depuis septembre 2017, n’a jamais hésité à dire ouvertement le fond de sa pensée. Devant une commission du Congrès, peu après sa nomination, cet allié de Donald Trump estimait ainsi que les institutions internationales dépensaient « beaucoup d’argent« , qu’elles n’étaient « pas très efficaces » et « souvent corrompues dans leurs pratiques de prêts« .

Ce natif du Michigan, diplômé de physique, a fait des études d’économie à l’Université de Georgetown à Washington. Conservateur, il a occupé plusieurs postes d’adjoint au Trésor sous les présidences de Ronald Reagan (1981-1989) et de George H.W Bush (1989-1993).

Il a ensuite passé 15 ans à la banque d’investissements Bear Stearns, disparue avec la crise des « subprimes », dont six ans en tant qu’économiste en chef. En 2008, après la faillite de Bear Stearns, dont Larry Kudlow, conseiller économique en chef de la Maison Blanche a été aussi un économiste dans les années 90, M. Malpass a fondé son propre cabinet d’analyses économiques, Encima Global.

Intéressé par la politique, il a tenté d’être élu comme sénateur républicain de l’Etat de New York en 2011. Il a rejoint la campagne électorale de Donald Trump en mai 2016 en tant que conseiller économique.

Sa nomination éventuelle à la tête de l’institution de 189 pays membres promet d’afficher une rupture avec son prédécesseur, Jim Yong Kim.  Cet Américain d’origine sud-coréenne, nommé par Barack Obama, a démissionné de façon impromptue le mois dernier pour rejoindre le secteur privé.

M. Malpass est partisan d’une « réforme » de la Banque mondiale en favorisant davantage les financements privés et en prêtant moins aux pays qui doivent être reclassés » comme la Chine, qui sont, selon lui, des économies ayant un accès suffisant aux financements sur les marchés.

La Maison Blanche est déterminée : si le président Trump « sélectionne » David Malpass « ce serait un super choix« , a assuré sa porte-parole, Sara Sanders, mardi.

HS avec AFP



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