Basket: la région IDF va couper ses subventions aux clubs n’interdisant pas le hijab

Titelbild
Le Conseil d'État a jugé le 29 juin « que les fédérations sportives, chargées d’assurer le bon fonctionnement du service public dont la gestion leur est confiée, peuvent imposer à leurs joueurs une obligation de neutralité des tenues lors des compétitions et manifestations sportives afin de garantir le bon déroulement des matchs et prévenir tout affrontement ou confrontation ». (Photo Ezra Shaw/Getty Images)
Von 13 octobre 2023

La région Île-de-France a décidé mardi de couper ses subventions aux clubs de basket franciliens ne respectant pas l’interdiction du port du hijab en compétition, quelques jours après une pétition reçue par la fédération (FFBB) réclamant le droit de porter « un couvre-chef sportif ».

« Si les signataires persistent, plus un euro ! », assure à l’AFP le vice-président de la région IDF en charge des sports, Patrick Karam, qui a reçu mardi le président de la Fédération française de basket-ball (FFBB) Jean-Pierre Suitat pour évoquer la question du port du hijab.

Le président de la FFBB a sollicité la région après avoir reçu il y a quelques jours un courrier, validé par 69 clubs de basket majoritairement franciliens (près de 3800 clubs en France, ndlr), demandant l’abrogation de l’article du règlement de la FFBB qui interdit le port des équipements « à connotation politique et religieuse ».

Ce courrier d’un conseiller municipal de Noisy-le-sec (Seine-Saint-Denis), s’ajoute à une vidéo de ce même conseiller postée sur les réseaux sociaux dimanche déplorant qu’un match de basket entre filles de moins de 13 ans (U13) n’ait pu être joué car certaines d’entre elles portaient un hijab, assure Patrick Karam. « Ce monsieur s’est mis en scène avec des filles de 12 ans, vous vous rendez compte, pour défendre le port du hijab », déplore Patrick Karam.

« Ne plus donner un euro à ces clubs »

Certains sports autorisent le port du voile, d’autre non. La Fédération internationale de basket l’autorise depuis 2017, mais la FFBB ne l’a jamais permis dans ses compétitions. Sollicité par le président de la FFBB, Jean-Pierre Suitat, le vice-président de la région, a donc organisé une réunion jeudi pour évoquer le sujet, puis une autre mardi. « Tout le monde était d’accord avec moi quand j’ai proposé de ne plus donner un euro à ces clubs qui ne voudraient pas respecter cette interdiction », assure-t-il.

« Certains clubs sont en train de se désister, j’ai appelé certaines mairies qui ne savaient même pas que leur club avait signé cette pétition », assure Patrick Karam. En revanche, aucun chiffre ni aucune estimation du nombre de jeunes femmes concernées n’ont été donnés par la FFBB ou la région. Contacté par l’AFP, la FFBB a indiqué que son président ne s’exprimait pas sur le sujet.

En janvier, le cas d’une joueuse évoluant en Nationale 3 à Aubervilliers, interdite de parquet lors d’un match en raison de son hijab avait été relatée par le Parisien, mais il est difficile de savoir si ce cas de figure s’est représenté, et si oui combien de fois.

La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra a récemment rappelé l’interdiction pour les sportives séléctionnées en équipe de France de porter le voile pendant les JO de Paris, une proscription découlant de la décision du Conseil d’État du 29 juin. La plus haute juridiction administrative française avait décidé de maintenir le réglement de la FFF interdisant de jouer voilée au football après un recours engagé par le collectif des « Hijabeuses ».

La présidente de la région IDF Valérie Pécresse a par ailleurs demandé mardi à Amélie Oudéa-Castéra de mettre en place un cadre légal national pour proscrire les « couvre-chefs sportifs » afin de protéger les fédérations sportives et conforter les arbitres dans leurs décisions.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion