Bélarus : un conseiller politique d’opposition rejoint les États-Unis
Le conseiller politique américano-bélarusse Vitali Chkliarov, arrêté fin juillet et accusé d’avoir aidé l’opposition avant d’être assigné à résidence la semaine dernière, a quitté le Bélarus pour les Etats-Unis, a annoncé mercredi à l’AFP son avocat.
« Je confirme que Vitali est arrivé aux Etats-Unis et se trouve à Washington », a indiqué Anton Gachinski, l’avocat de M. Chkliarov, accusé par les autorités d’avoir aidé l’opposition bélarusse à mobiliser l’électorat protestataire.
Quitté le Bélarus pour l’Ukraine
M. Gachinski avait indiqué la veille que son client avait quitté le Bélarus pour l’Ukraine. Il n’a pas précisé comment celui-ci a pu quitter le pays malgré son assignation à résidence.
« Les Etats-Unis saluent le départ du Bélarus du citoyen américain injustement détenu Vitali Chkliarov », a réagi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo dans un communiqué, confirmant qu’il avait retrouvé sa famille et était arrivé aux Etats-Unis.
« Nous ne tolérerons d’aucun gouvernement étranger qu’il arrête injustement des ressortissants américains », a-t-il insisté.
Mike Pompeo demande sa libération
Mike Pompeo avait personnellement demandé samedi sa libération lors d’une conversation téléphonique avec le président bélarusse Alexandre Loukachenko.
Spécialiste en stratégie politique, diplômé de l’université de Harvard, Vitali Chkliarov a conseillé des candidats à la présidence aux Etats-Unis, en Russie et en Ukraine.
Avant l’élection présidentielle contestée du 9 août, M. Chkliarov commentait activement la situation politique bélarusse. En juillet, quelques jours avant d’être arrêté, il écrivait dans la version en langue russe du magazine américain Forbes que la campagne électorale de M. Loukachenko était fondée sur « le populisme et la force brutale ».
Parmi les figures d’opposition au Bélarus
Vitali Chkliarov est le dernier d’une longue liste de figures d’opposition au Bélarus à quitter le pays face à la pression constante des autorités pour mater le mouvement de contestation de la réélection controversée du président Alexandre Loukachenko début août.
La figure de proue du mouvement de contestation, Svetlana Tikhanovskaïa, est réfugiée en Lituanie. La totalité des membres du « conseil de coordination » de l’opposition, sauf la lauréate du prix Nobel de littérature Svetlana Alexievitch, sont soit en exil soit détenus.
Svetlana Alexievitch se trouve elle aussi à l’étranger pour raisons de santé.
Des manifestations historiques
L’annonce de la réélection du président bélarusse, en poste depuis 1994, a déclenché des manifestations historiques, l’opposition et l’Occident considérant le vote comme frauduleux.
Des dizaines de milliers de personnes défilent chaque semaine dans les rues de Minsk malgré la répression policière et les arrestations.
L’opposition tente actuellement de poursuivre le mouvement par une grève générale commencée lundi, après la fin d’un ultimatum appelant le président à démissionner.
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