Belgique : un agriculteur agrandit son terrain… et repousse la frontière avec la France

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(Photo : JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP via Getty Images)
Von 4 mai 2021

En Belgique, un propriétaire dont les terres bordent la France a récemment déplacé la vieille borne en pierre qui marquait l’emplacement précis de la frontière, repoussant de fait les limites du pays au mépris d’un traité international de 1820.

La découverte, qui remonte à un mois environ, est due à des passionnés français qui recensent ces marques historiques de la relation franco-belge, et des limites posées entre voisins. « J’ai tout de suite eu l’impression que la borne frontière, située tout au bout du bois, avait bougé », raconte l’un deux à un quotidien régional.

Sur cette borne en pierre de plus de 150 kilos a été gravé le chiffre « 1819 », année de sa création, avec sur ses faces latérales un F pour le royaume de France et, de l’autre côté, un N (Nederland) pour celui des Pays-Bas.

Il recule « la borne de 2 mètres 20 »

Joint par l’agence France Presse (AFP), David Lavaux, bourgmestre (maire) d’Erquelinnes où est domicilié l’audacieux propriétaire, a confirmé les informations rapportées par des médias locaux du nord de la France. Cet agriculteur belge, devenu récemment propriétaire de plusieurs hectares en bordure du bois de Bousignies en France, voulait visiblement profiter du calme des lieux pour agrandir encore son terrain, selon l’élu.

« Reculer la borne de 2 mètres 20, évidemment ça agrandissait sa propriété », dit David Lavaux. « Ce à quoi il ne s’attendait pas, c’est que cette borne avait été géolocalisée avec beaucoup de précision en 2019. Il a donc été facile de prouver qu’elle avait bougé », poursuit-il.

Selon David Lavaux, un rendez-vous a été fixé avec le propriétaire pour lui demander de réparer son forfait rapidement. « On va avoir un contact avec lui avant la fin de la semaine. On va lui demander de remettre la borne à son emplacement initial. S’il le fait, on n’en parle plus », a assuré l’élu. Si ce dernier s’y oppose, le dossier pourrait remonter jusqu’au ministère des Affaires étrangères.

Un traité dit des « Limites » signé à Courtrai

La Belgique, créée en 1830, n’existait pas encore à l’époque comme royaume indépendant. Après la défaite de Napoléon Ier en 1815 à Waterloo au sud de Bruxelles, le territoire était revenu sous la domination de la couronne néerlandaise.

En 1820, un traité dit des « Limites » est signé à Courtrai (dans l’actuelle Belgique néerlandophone) pour inscrire noir sur blanc ce tracé de frontière… Qui n’avait semble-t-il pas bougé jusqu’au geste malheureux d’Erquelinnes.



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