Affaire Bétharram : François Bayrou affirme n’être « jamais » intervenu « ni de près ni de loin »

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Le Premier ministre François Bayrou. (FRED TANNEAU/AFP via Getty Images)
Von 18 février 2025

François Bayrou a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale n’être « jamais » intervenu, « ni de près ni de loin », auprès des enquêteurs ou de la justice dans l’affaire des violences au sein de l’établissement catholique de Notre-Dame-de-Bétharram, dans les Pyrénées-Atlantiques.

Le Premier ministre a par ailleurs affirmé qu’en 1998, le procureur général avait « tenu informé » le ministère de la Justice, dont la titulaire était à l’époque Élisabeth Guigou au sein du gouvernement du socialiste Lionel Jospin. Et il a jugé inimaginable que le ministre de l’Éducation nationale Claude Allègre et la ministre de l’Enseignement scolaire Ségolène Royal n’aient pas été « avertis » d’un « signalement aussi important ».

Le chef du gouvernement, ministre de l’Éducation jusqu’en 1997, est accusé, notamment par le député de La France insoumise Paul Vannier, d’avoir menti devant l’Assemblée nationale en assurant qu’il « n’était pas au courant » des accusations de violences sexuelles au sein de l’établissement, où étaient scolarisés plusieurs de ses enfants.

Un gendarme chargé de l’enquête maintient ses propos sur François Bayrou

Dans un témoignage diffusé dimanche dans le magazine « Sept à Huit », sur TF1, le gendarme chargé de l’enquête sur le père Carricart, ex-directeur de l’institution accusé de viol en 1998, a évoqué une « intervention » de François Bayrou auprès de la justice à l’époque alors qu’il était député et président du conseil général. Il réitère ces propos mardi dans le journal La République des Pyrénées.

Le juge qui enquête sur le viol en 1998 a aussi relaté dans plusieurs médias que François Bayrou avait « fait la démarche de venir » le voir lorsque le prêtre était en détention. Ce juge d’instruction, Christian Mirande, « c’est mon voisin depuis 50 ans », a répondu mardi le maire de Pau lors d’une question de la députée socialiste des Pyrénées-Atlantiques Colette Capdevielle.

« Le procureur général, lui, a tenu informée la Chancellerie  à quatre reprises dans l’année 1998 »

« Est-ce que nous avons pu parler avec le juge Christian Mirande de cette affaire ? Sans doute oui », mais un magistrat « n’a pas le droit de communiquer le moindre élément du dossier dont il a la charge à quelque personne extérieure au dossier que ce soit », a-t-il insisté. « On a pu parler de l’ambiance, on a pu parler de l’établissement, jamais du dossier », a ajouté François Bayrou. Quant au procureur général, « je ne le connais pas, et « il n’a eu aucune communication » avec « qui que ce soit sur ce dossier », a-t-il aussi assuré.

« Mais si je ne savais pas, d’autres savaient. Parce que j’affirme devant vous et vous le vérifierez, que le procureur général, lui, a tenu informée la Chancellerie sur ces affaires à quatre reprises dans l’année 1998. Il l’a fait téléphoniquement le jour de l’incarcération et il l’a fait ensuite à trois reprises par écrit, en signalant la gravité des faits », a dit le Premier ministre.



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