Biden accuse Poutine d’être « un tueur », Moscou lui répond: « De l’hystérie due à de l’impuissance ».

Titelbild
-Le président américain Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine le 17 mars 2021. Photos Éric Baradat et Alexey Nikolsky/ AFP via Getty Images.
Von 17 mars 2021

Joe Biden a dit penser que son homologue russe Vladimir Poutine était « un tueur », et a promis qu’il en paierait « le prix », provoquant immédiatement l’indignation de Moscou.

« Pensez-vous que c’est un tueur? » La question de George Stephanopoulos, journaliste vedette de la chaîne américaine ABC, est directe, et la réponse du président des Etats-Unis ne laisse pas de place au doute: « Oui », a-t-il acquiescé dans cet entretien diffusé mercredi.

« Vous verrez bientôt le prix qu’il va payer », a-t-il ajouté.

« L’hystérie due à de l’impuissance »

Dans une première réaction d’un responsable russe de haut rang, le président de la chambre basse du Parlement et proche de Vladimir Poutine a dénoncé « de l’hystérie due à de l’impuissance ».

« Poutine est notre président et une attaque contre lui, c’est une attaque contre notre pays », a écrit sur son compte Telegram Viatcheslav Volodine. « Avec ses déclarations, Biden a insulté les citoyens de notre pays », a ajouté celui qui fut le numéro 2 l’administration présidentielle russe entre 2011 et 2016.

Le président Biden affiche depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier une grande fermeté à l’égard du maître du Kremlin, par opposition avec la bienveillance souvent reprochée à son prédécesseur Donald Trump jusque dans son camp républicain.

Washington a déjà sanctionné début mars sept hauts responsables russes en réponse à l’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, dont les services de renseignement américains attribuent la responsabilité à Moscou.

Dans un tout nouveau rapport, les autorités américaines ont par ailleurs accusé « des acteurs liés au gouvernement russe » de nouvelles ingérences électorales en 2020, après celles de 2016.

Vladimir Poutine « en paiera les conséquences », a également dit Joe Biden au sujet de ces ingérences. « Nous avons eu une longue conversation lui et moi, je le connais assez bien », a expliqué le dirigeant démocrate.

« Soyez prêt »

« Au début de la conversation,  je lui ai dit: ‘Je vous connais et vous me connaissez, si j’en viens à la conclusion que vous avez fait cela, soyez prêt’ «  pour les conséquences, a-t-il rapporté, sans préciser à quoi il faisait allusion exactement.

Il a toutefois réaffirmé qu’il voulait pouvoir « travailler » avec les Russes « quand c’est dans notre intérêt commun », à l’instar de la prolongation de l’accord de désarmement nucléaire New Start décidée peu après son arrivée au pouvoir.

La Russie a aussi dénoncé mercredi les accusations d’ingérence électorales.

« Ce rapport est incorrect, tout à fait sans fondement et sans preuves », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« La Russie ne s’est pas ingérée dans les élections précédentes » de 2016 ayant abouti à la victoire de Donald Trump « et elle ne s’est pas ingérée dans les élections de 2020 » remportées par Joe Biden, a-t-il assuré.

Selon lui, ce rapport est un « prétexte pour remettre à l’ordre du jour la question de nouvelles sanctions » contre la Russie.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion