Bourgogne : une éleveuse cherche des adoptants pour une trentaine de chevreaux

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Image d'illustration (Pixabay/Gerhard Gellinger)
Von 28 mai 2020

Aline de Bast, éleveuse de chèvres à Barjon en Côte-d’Or, a eu une mauvaise surprise à cause de la crise du Covid-19 : une trentaine de chevreaux qui devaient être placés en éco-pâturage dans une ferme pédagogique à Calais n’ont pas pu s’y rendre. Elle cherche donc des adoptants pour ses « petits » afin de leur éviter l’abattoir.

L’éleveuse qui possède une trentaine de chèvres ne peut pas imaginer d’autre issue pour les chevreaux qu’elle a aidés à faire naître. Pourtant, « la voie la plus simple aurait été de les faire partir à l’engraissement puis à l’abattoir, mais ça, on ne peut pas », explique-t-elle à nos collègues de France Bleu.

À cause du confinement et de la crise sanitaire, la ferme pédagogique spécialisée en éco-pâturage, située à Calais, qui devait adopter les jeunes animaux, « n’a pas voulu prendre le risque d’un tel déplacement, mais du coup, on s’est retrouvés avec tous nos petits sur les bras. »

Aline et son conjoint Franck ont donc cherché toutes sortes de solutions et ont fini par demander l’aide de l’Association Stéphane Lamart, qui a publié une annonce sur sa page Facebook, avec une photo d’un chevreau ainsi qu’une autre photo d’un bouc adulte pour montrer la taille qu’ils peuvent atteindre.

Le couple ne demande aucun frais pour les adoptions, mais un contrat est signé afin de « s’assurer que les chevreaux ne soient pas consommés, qu’ils ne souffrent pas, ni de faim ni de soif, et qu’ils soient à l’abri », indique Franck.

Les adoptants doivent aussi garder contact avec la ferme et donner des nouvelles de l’animal, ou idéalement des animaux, puisque les chèvres étant des animaux très sociaux, il est préférable d’en adopter deux à la fois pour leur bien-être.

Il est important de penser à leur fournir un abri, beaucoup d’eau – entre 8 et 10 litres par jour – ainsi que du foin en complément de l’herbe à pâturer, indique l’annonce.

En quelques jours, une société d’éco-pâturage s’est montrée intéressée et un habitant d’un village voisin a choisi d’adopter deux chevreaux parce « qu’il avait du terrain et qu’il voulait retrouver ce rapport avec ces animaux qu’il avait connu plus jeune pour le faire découvrir à ses enfants ».

« Quand on s’occupe de petits et qu’on aide les chèvres à mettre bas, qu’on est là pour eux, on est soulagés de savoir qu’ils vont pouvoir vivre et ne pas finir dans un abattoir », assure Aline, qui rappelle qu’ « une chèvre, ça peut vivre entre douze et quinze ans, et donc c’est un vrai engagement ».

Si vous êtes intéressé, contactez le service adoption de l’Association Stéphane Lamart par mail à adoption@associationstephanelamart.com ou par téléphone au 01 46 81 54 64.

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