Boycott JO de Pékin 2022 : l’Australie rejoint les États-Unis
L’Australie a annoncé ce mercredi qu’elle rejoignait les États-Unis dans le « boycott diplomatique » des Jeux olympiques d’hiver de Pékin. « Tout le monde s’en fiche », a rétorqué la Chine.
La décision de Canberra de n’envoyer aucun représentant officiel aux JO intervient alors que de nombreux contentieux opposent l’Australie et la Chine, allant de la question des lois australiennes sur l’ingérence étrangère jusqu’à la récente décision d’acquérir des sous-marins à propulsion nucléaire, a précisé le Premier ministre Scott Morrison.
« L’Australie ne reviendra pas sur la position ferme qu’elle a adoptée pour défendre ses intérêts, et il n’est évidemment pas surprenant que nous n’envoyions pas d’officiels australiens à ces Jeux », a-t-il déclaré, mentionnant également les violations de droits de l’homme dans la région du Xinjiang et la réticence de Pékin à rencontrer des responsables australiens pour des discussions.
?8 nations dont l’Australie envisagent de boycotter les JO de Pékin si l’affaire Peng Shuai n’évolue pas. En + d’un boycott diplomatique des USA… sans oublier l’Union Européenne bien remontée aussi.
La ?? va-t-elle capituler pour la 1ère fois?!
Continuons ✊#FreePengShuai pic.twitter.com/lHU93Fagnk— Benoit Maylin (@BenoitMaylin) December 4, 2021
« Tout le monde se fiche de savoir s’ils viennent ou non »
Interrogé lors d’un point de presse mercredi, le porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, a assuré que son pays n’avait jamais eu l’intention d’inviter des hauts responsables australiens.
« Tout le monde se fiche de savoir s’ils viennent ou non », a-t-il dit. « Leur politique politicienne et leurs petits jeux ne changeront rien à la réussite des Jeux olympiques ».
La décision de Canberra « montre aux yeux de tous que le gouvernement australien suit aveuglément les pas d’un certain pays », a estimé M. Wang, sans nommer les États-Unis.
Sécurité pour les sportifs
Le Comité olympique australien (AOC) a déclaré qu’il respectait la décision du gouvernement, ajoutant qu’elle n’aurait pas d’impact sur les préparatifs de l’équipe australienne.
« L’AOC est très attentif à ce que les membres de l’équipe puissent se rendre en Chine en toute sécurité, étant donné la complexité de l’environnement liée au coronavirus », a souligné son directeur général Matt Carroll. « Amener les athlètes à Pékin en toute sécurité, les faire concourir en toute sécurité et les ramener en toute sécurité à la maison reste notre plus grand défi ».
La décision australienne, qui n’empêche pas les athlètes de participer aux Jeux, intervient après l’annonce par les États-Unis de leur « boycott diplomatique » au nom de la défense des droits de l’homme. Pékin a rétorqué que « les États-Unis paieront le prix de leur mauvais coup ».
Un million d’Ouïghours incarcérés, des femmes stérilisées de force
Des groupes de défense des droits de l’homme ont salué la décision de Canberra.
Selon les militants, au moins un million d’Ouïghours et d’autres minorités turcophones, principalement musulmanes, sont incarcérés dans des camps au Xinjiang. La Chine est accusée d’y stériliser de force les femmes et d’imposer un travail forcé.
Pékin affirme que les camps sont en fait des centres de formation professionnelle destinés à éloigner leurs pensionnaires de la radicalisation.
Deux Australiens sont actuellement détenus en Chine : la journaliste Cheng Lei depuis plus d’un an et l’universitaire Yang Jun en procès pour espionnage.
Rejoignez Epoch Times sur Telegram
? t.me/Epochtimesfrance
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion