Brésil : Bolsonaro dit « non » au Pacte mondial pour les migrations
Le président brésilien Jair Bolsonaro a critiqué mercredi le Pacte mondial pour les migrations, tandis que plusieurs médias annonçaient que le Brésil s’était déjà retiré de l’accord, comme le nouveau gouvernement l’avait promis avant de prendre ses fonctions.
Des médias brésiliens ont annoncé mardi soir que ce retrait du pacte adopté en décembre à Marrakech était déjà acté. Cette information a été confirmée à l’AFP par une source diplomatique, mais le ministère des Affaires étrangères ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. « Le Brésil est souverain pour décider s’il accepte ou non (d’accueillir) des migrants. Ceux qui viendront éventuellement ici devront respecter nos lois, nos règles, nos coutumes, notre culture et aussi chanter notre hymne », a déclaré le chef de l’Etat sur Twitter.
« On ne laisse pas n’importe qui entrer dans notre maison, ni n’importe qui entrer au Brésil, par le biais d’un pacte adopté par des tiers. NON AU PACTE POUR LES MIGRATIONS », a-t-il ajouté. Dans un autre tweet quelques minutes plus tard, Jair Bolsonaro a déclaré que le Brésil ne « refusera(it) jamais d’aider ceux qui sont dans le besoin » mais qu’il comptait établir « des critères en fonction de la situation de chaque pays ».
Même si le Pacte, premier accord du genre sur le sujet des migrations, a été ratifié à une très forte majorité le 19 décembre aux Nations unies, avec 152 voix pour, cinq contre (Etats-Unis, Hongrie, République Tchèque, Pologne et Israël) et 12 abstentions, il peut être remis en question, chaque pays peut décider de sa souveraineté. Le précédent gouvernement, du président conservateur Michel Temer, avait décidé d’adhérer au pacte, même si Jair Bolsonaro – élu en octobre, mais qui n’a été investi que le 1er janvier s’était prononcé contre.
Le plus grand pays d’Amérique Latine fait face à une grave crise migratoire dans l’Etat de Roraima (nord), avec l’afflux massif de Vénézuéliens fuyant la crise dans leur pays. Les immigrés présents au Brésil constituent toutefois moins d’1% d’une population de 209 millions d’habitants, selon les chiffres de l’Institut de statistiques IBGE.
D.C avec AFP
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