Brest : quatre étudiantes créent l’application Ty safe pour se déplacer le soir en toute sécurité et lutter contre le harcèlement

Titelbild
La rue de Siam à Brest (Crédit : Lp alain photography)
Von 13 avril 2022

Afin de ne plus être suivies ou d’avoir à faire face aux agressions verbales dans les rues de Brest, quatre étudiantes ont lancé une application qu’elles ont appelée Ty safe. Le but, grâce au « co‑piétonnage », est de pouvoir rentrer chez soi en toute sécurité.

Qu’on soit garçon ou fille, le harcèlement est présent à Brest, « très souvent, trop souvent », explique sur France 3 Naomie, à l’origine du projet Ty safe. Avec trois autres étudiantes en master Management de projets internationaux (MPI) de l’Université de Bretagne occidentale, elle a décidé de lancer une application contre ce fléau qui arrive « en journée comme en soirée ».

Ensemble, elles ont créé l’association Ty safe. Elles ont commencé par distribuer un questionnaire au sein de leur université pour constater qu’elles ne sont pas seules à vivre du harcèlement. « En même pas 48 heures, on avait eu presque 400 réponses », a expliqué Naomie au Demotivateur. « Beaucoup de femmes ont répondu à nos questions, mais il y a aussi des hommes. »

Pas moins de 61 % des personnes ayant répondu ont déjà été suivies

« Soixante pour cent des gens qui ont répondu indiquent avoir déjà refusé de sortir voir leurs amis par peur d’être agressés, 61 % racontent avoir déjà été suivis dans la rue. C’est énorme quand même ! », s’indigne la jeune femme, qui a été elle‑même victime de harcèlement dès le premier jour où elle s’est installée à Brest pour ses études.

Lorsqu’elle est sortie faire ses courses ce jour‑là, un homme l’a suivie : « Il m’a insultée, comme ça, sans raison. J’étais avec ma mère au téléphone au même moment. Je me suis retournée vers cet homme pour lui dire que ma mère l’entendait. Il est parti en courant ». Lorsqu’elle s’est fait à nouveau harceler quelques jours plus tard, elle s’est effondrée en se rendant compte de la réalité de sa nouvelle ville.

Un mal « devenu chronique dans cette ville »

C’est en se rendant compte qu’elle était loin d’être la seule à subir cela et que le harcèlement de rue est même « devenu chronique dans cette ville » qu’elle s’est lancée dans le projet Ty safe avec Lisa, Emma et Anaïs.

Elles ont lancé il y a un mois une application dont le but est de mettre en relation des personnes qui font le même trajet, afin de faire du co‑piétonnage. « À travers une carte interactive, l’idée serait de signaler si l’on va quelque part et s’il y a du monde qui emprunte le même chemin », explique l’étudiante.

« Nous voulons que cette appli soit utile aux garçons », ajoute Emma. « Car, à Brest, les garçons se font aussi harceler, insulter, agresser ». 

L’application est en cours de développement. En attendant, l’association Ty safe poste les récits de témoignages sur sa page Facebook.

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