Brexit: risque élevé d’une absence d’accord, selon la Banque d’Angleterre

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Le 2 août 2018. Mark Carney, gouverneur de la Banque d'Angleterre, après avoir assisté à la conférence de presse trimestrielle de la Banque centrale à Londres. Photo DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP / Getty Images.
Von 3 août 2018

Le risque d’une absence d’accord sur le Brexit est « inconfortablement élevé » et « indésirable », même si un tel scénario reste « improbable », a prévenu vendredi le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney.  « La possibilité d’une absence d’accord est inconfortablement élevée à ce stade », a-t-il déclaré sur BBC Radio 4.  « C’est hautement indésirable » mais « encore improbable », selon lui, ajoutant que le système financier britannique était « prêt » à une telle éventualité.

C’est « une possibilité relativement improbable, mais c’est une possibilité », a précisé Mark Carney, qui doit quitter son poste à l’été 2019, peu après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne fin mars 2019.  Alors que les négociations patinent entre Londres et Bruxelles et que l’échéance de fin octobre pour parvenir à un accord de sortie se rapproche, la perspective d’un Brexit dur est évoquée de plus en plus ouvertement, ce qui effraie les milieux d’affaires.

Le président français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May devaient s’entretenir du Brexit vendredi lors d’une réunion de travail au fort de Brégançon (sud-est de la France), dans le cadre d’une offensive diplomatique lancée par Londres pour plaider sa cause auprès des grandes capitales européennes.

L’absence d’accord de divorce entraînerait des perturbations dans le commerce

L’absence d’accord de divorce, et de période de transition à l’issue du Brexit, entraînerait « des perturbations dans le commerce tel que nous le connaissons et, en conséquence, une perturbation à un certain niveau d’activité économique, des prix plus élevés pour un certain temps », a prévenu le gouverneur de la Banque d’Angleterre.

Jeudi, l’institution a décidé à l’unanimité, et sans surprise, de relever son taux d’intérêt de 0,25 point à 0,75%, pour la deuxième fois depuis la crise financière, se gardant des marges de manœuvre pour affronter les potentielles turbulences du Brexit. « Nous reconnaissons tous qu’il y a un très large éventail d’issues potentielles aux négociations sur le Brexit et que nous entrons dans une phase critique », a expliqué Mark Carney.

« Pour un certain nombre de ces issues possibles, nous pensons que les taux d’intérêt devraient être autour de leur niveau actuel ou potentiellement plus élevés. Il y a d’autres scénarios où il pourrait être nécessaire de baisser les taux d’intérêt », a-t-il précisé.

DC avec AFP



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