Budget des armées: l’exécutif se laisse plus de temps pour arriver à 2% du PIB

Titelbild
Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu. (Photo SEBASTIEN BOZON/AFP via Getty Images)
Von 10 mai 2023

Le gouvernement a pour objectif de porter la part du budget des Armées à 2% du PIB « entre 2025 et 2027 » et non plus dès 2025, a indiqué mardi soir le ministre Sébastien Lecornu, en s’engageant à ce que ce niveau soit atteint « avant la fin du quinquennat ».

Le ministre des Armées participait aux débats en commission de la Défense à l’Assemblée sur le projet de loi de programmation militaire, qui doit consacrer 413,3 milliards d’euros sur sept ans (2024-2030) au budget des Armées. Devant les députés, M. Lecornu a défendu une modification du texte, dont la version initiale signalait un « objectif de porter l’effort national de défense à hauteur de 2% du PIB à compter de 2025 ».

« En fonction des variations dont je ne saurais être maître, ces 2% pourraient être atteints entre 2025 et 2027 », a expliqué le ministre, invoquant le programme de stabilité présenté fin avril par le gouvernement. Ce programme table notamment sur un retour dans les clous budgétaires européens en 2027. « Ces 2% peuvent être atteints en 2025. Mais les dernières projections sont beaucoup plus pessimistes, et peuvent laisser penser à un décalage en 2026 ou 2027 », a-t-il détaillé, en insistant sur le fait que l’objectif serait atteint « avant la fin du quinquennat ».

« Aucun impact sur l’effort militaire »

« Est-ce que ça a un impact sur l’effort militaire ? Non », a-t-il assuré : « Ce qui compte, c’est l’effort militaire réel. » Le ministre a notamment fait valoir que la part du budget des Armées avait déjà atteint la barre des 2% de PIB en 2020 à « cause d’un tassement du PIB » dû au Covid-19, alors qu' »on avait un modèle d’armée qui allait moins bien ». Cet objectif de dépenses à 2% du PIB est un critère fixé par l’OTAN et ses membres, et auquel Washington est particulièrement attaché.

« Il a une dimension technique, d’aucuns diraient technocratique (…) il a une réalité, c’est qu’il est là pour faire un effort suffisant pour son appareil de défense », a estimé le ministre. Mais il a aussi défendu les spécificités de l’armée française : « 2% du PIB avec dissuasion nucléaire (…) avec des territoires d’outre-mer (…), ce n’est pas tout à fait la même chose », a-t-il martelé. « Allez au bout de la logique, supprimez purement et simplement ce chiffre artificiel », l’a invité le député LFI Aurélien Saintoul. « Il vaut mieux faire un amendement pour sortir de l’Otan », a ironisé, en réponse, le ministre.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion