Budget, émeutes, 100 jours: Emmanuel Macron demande de l’«exigence»

Titelbild
(Photo LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images)
Von 21 juillet 2023

Emmanuel Macron a dressé vendredi en ouverture du Conseil des ministres un bilan des « 100 jours » qu’il avait donnés à sa Première ministre après la crise des retraites, confirmant un budget 2024 « exigeant » et la réflexion en cours sur les leçons à tirer des émeutes. 

À la rentrée, « nous aurons à préparer en quelque sorte le pays pour un cadre exigeant et l’ordre en matière de finances publiques », a prévenu le chef de l’État, évoquant une « stratégie de finances publiques », comprenant notamment « une gestion raisonnable de nos déficits » qui « seule nous permet d’être fort ». Il y va de « la crédibilité de la France en Europe », a-t-il ajouté.

Se projetant sur la rentrée, M. Macron a également confirmé la présentation, plusieurs fois repoussée, de « la planification écologique pour le pays, qui touchera tous les secteurs (et) qui donnera de la visibilité en termes de changement, en termes d’investissements et qui a été le fruit d’un très gros travail ces derniers mois ».

Relance de nombreux chantiers ministériels

M. Macron a aussi annoncé la relance de plusieurs « conseils nationaux de la refondation » à la rentrée « sur beaucoup de chantiers ministériels », notamment la santé et l’éducation.

Dressant le bilan des « 100 jours », il a estimé plus largement que « le cap est clair et simple : c’est celui de l’indépendance du pays pour pouvoir consolider un modèle plus juste ».

Sur la réindustrialisation et le plein-emploi, il a rappelé que « le chômage a continué de baisser ». « Nous avons créé 2.700.000 emplois, dont plus de 100.000 dans l’industrie, nous avons rouvert et nous continuons de rouvrir des usines là où nous en fermions depuis des décennies », a-il précisé.

Sur le volet service public, il s’est félicité d’avoir « posé les jalons d’une transformation profonde de notre système scolaire ».

Quant à l’ordre républicain, mis à mal par cinq jours d’émeutes en plein milieu des cent jours d’« apaisement » après la très contestée réforme des retraites, il a estimé que « ces dernières semaines ont permis de compléter le dispositif ».

Il a appelé à « continuer à être aux côtés des maires », dans les villes desquelles de nombreux bâtiments publics ont été détruits et à « continuer de soutenir et de recruter nos forces de l’ordre pour que le calme tienne ».

« Tirer les leçons de ce qui s’est passé »

Au-delà, il a prévenu son gouvernement tout juste remanié qu’il faudra apporter à ces émeutes « une réponse complète et profonde qui se joue à l’échelle de la Nation ».

« Il m’appartiendra de l’exprimer », a-t-il poursuivi, rappelant que plusieurs ministres avaient la tâche cet été de « tirer les leçons de ce qui s’est passé » pour « y apporter des réponses en profondeur ».

« Cela structurera aussi nos travaux de rentrée », a-t-il expliqué, appelant à une réponse  » humaniste » passant « par de l’exigence, de l’autorité, de l’ordre ».



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion