Budget : rejet des motions de censure de LFI et du RN à l’Assemblée nationale

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(Photo GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP via Getty Images)
Von 3 juin 2024

L’Assemblée nationale a rejeté successivement deux motions de censure déposées par LFI et le RN, qui entendaient dénoncer la situation budgétaire du pays à six jours des élections européennes.

La motion LFI, soutenue par la gauche et le RN, a recueilli 222 voix, loin de la majorité absolue de 289 suffrages nécessaire pour faire tomber le gouvernement de Gabriel Attal. Celle du RN n’a rassemblé que 89 voix.

L’exercice a surtout donné l’occasion aux camps politiques de s’affronter à l’approche du scrutin du 9 juin.

Le Premier ministre Gabriel Attal a reproché à LFI et au RN « d’exécrer l’Europe » et de former « une communauté d’intérêts au service de l’instabilité » politique et économique avant les européennes et les Jeux olympiques.

Auparavant, LFI a accusé le « macronisme » d’être en « faillite », en raison d’un « sabotage fiscal » favorable aux « ultrariches ». « Vous n’échapperez pas à la censure populaire car le vote de dimanche commencera l’après-Macron ! », a lancé le député insoumis Matthias Tavel à Gabriel Attal.

« La finalité de ces deux motions à quelques jours » des européennes

Le Rassemblement national s’en est pris pour sa part aux députés Les Républicains (LR), en reprochant à la droite de ne pas soutenir ces motions de censure et de « sauver la tête d’Emmanuel Macron ». « Il faut que LR arrête de se présenter comme des opposants. Ils sont désormais des supplétifs voire pour certains de futurs alliés », a lancé Marine Le Pen devant la presse.

À la tribune, le chef des députés LR Olivier Marleix a balayé ce reproche. « Personne évidemment n’est dupe de la finalité de ces deux motions à quelques jours » des européennes, a-t-il lancé. « Elles font partie de ce que le général de Gaulle appelait les jeux, les poisons et les délices parlementaires ». « Le RN dépose une motion de censure en sachant parfaitement qu’elle n’aurait aucune chance de passer, même avec nos voix. Nous, nous utiliserons cette arme, pas pour faire du spectacle à quelques jours d’une élection, mais pour protéger les Français de toute augmentation d’impôts » a déclaré François-Xavier Bellamy sur X.

Les groupes LFI et RN ont déposé ces motions pour protester contre les coupes budgétaires du gouvernement de 10 milliards d’euros par décret au mois de février, sans soumettre un projet de loi de finances rectificative au Parlement.

Ce débat à l’Assemblée a lieu au moment où la France vient de subir une dégradation de sa note souveraine par l’agence S&P, de « AA » à « AA-« .

À l’Assemblée, le chef des députés socialistes Boris Vallaud a taxé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire « d’OSS 117 des finances publiques » : le gouvernement a « failli » et « vidé les caisses », a-t-il jugé.

« La France n’a aucune difficulté à se financer. Et surtout, nous ne gouvernons pas pour les agences de notation mais pour les Français », a affirmé Gabriel Attal.



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