Burkina : Macron promet de « déclassifier » tous les documents sur l’assassinat de Sankara

Titelbild
Le président burkinabè Roch Marc Christian Kabore reçoit Emmanuel Macron au palais présidentiel le 28 novembre 2017. (LUDOVIC MARIN/AFP/Getty Images)
Von 28 novembre 2017

Emmanuel Macron a promis mardi que tous les documents français concernant l’assassinat de l’ancien président burkinabè Thomas Sankara en 1987 seraient « déclassifiés », à l’issue d’un entretien avec le président du Burkina Roch Marc Christian Kaboré à Ouagadougou.

« Les archives sont aujourd’hui disponibles et ouvertes à la justice burkinabè, sauf pour les documents classifiés et couverts par le secret défense. J’ai pris un engagement clair et je viens de le dire au président Kaboré : ces documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè qui aura accès à tous les documents sur l’affaire Sankara », a déclaré le président français lors d’un point presse.

La mort de Thomas Sankara, devenue une figure panafricaine, était un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de l’ancien président Blaise Compaoré, qui a succédé au « père de la révolution ». 

M. Compaoré, qui vit en exil en Côte d’Ivoire depuis 2014, est soupçonné d’avoir participé au complot par de nombreux Burkinabè qui y voient aussi la main de la France, ancienne puissance coloniale qui aurait été gênée par la politique anticolonialiste de Sankara.

Le président français a aussi évoqué le cas de François Compaoré, le frère de Blaise, arrêté en France fin octobre dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat en 1998 du journaliste Norbert Zongo, et dont le Burkina réclame l’extradition.

« Son interpellation est le résultat d‘une coopération exemplaire entre nos deux justices qui sont toutes deux indépendantes ». « Il appartient à la justice française de prendre sa décision, je ferai tout pour faciliter celle-ci », a déclaré M. Macron.

I.M. avec AFP



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion