Cameroun : Paul Biya, 92 ans, brigue un huitième mandat présidentiel
Le Président camerounais Paul Biya, âgé de 92 ans et au pouvoir depuis près de 43 ans, a annoncé dimanche sur X briguer un huitième septennat à la présidentielle d’octobre.
« Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la mesure de l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés », a déclaré le chef de l’État, dont la santé et la capacité à gouverner sont au cœur des discussions.
Je suis candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025.
Soyez assurés que ma détermination à vous servir est à la mesure de l’acuité des défis auxquels nous sommes confrontés.
Ensemble, il n’est pas de défis que nous ne puissions surmonter.#Biya2025#PaulBiya#Cameroun pic.twitter.com/iPbvX566Ei— President Paul BIYA (@PR_Paul_BIYA) July 13, 2025
Des voix s’étaient élevées ces dernières semaines au Cameroun pour demander au président de ce pays d’Afrique centrale de passer la main, tandis que d’autres lui avaient réaffirmé leur soutien.
Plusieurs défections
Le camp Biya a récemment connu plusieurs défections avec la déclaration de candidature à la présidentielle d’Issa Tchiroma Bakary et celle de Bello Bouba Maïgari, tous deux membres du gouvernement et soutiens de longue date de Paul Biya.
L’opposition, historiquement divisée au Cameroun, aborde une nouvelle fois l’élection présidentielle en ordre dispersé. À quelques mois du vote, des discussions ont toutefois été engagées entre plusieurs personnalités et partis de l’opposition en vue d’une possible candidature commune. Mais aucun consensus clair ne s’est encore dégagé, en raison de divergences persistantes et de rivalités politiques.
Maurice Kamto, le plus farouche opposant au chef de l’État, arrivé deuxième à la présidentielle de 2018, et Cabral Libii, une figure importante de l’opposition, sont notamment en course pour briguer le poste suprême.

Maurice Kamto, leader de l’opposition camerounaise (MRC) et candidat à la présidentielle, prend la parole devant des milliers de personnes lors d’un meeting politique à la place de la République, à Paris, le 31 mai 2025. (HUGO MATHY/AFP via Getty Images)
Difficultés économiques
À la veille d’une élection cruciale, le Cameroun traverse une zone de turbulences économiques. Le chômage frappe massivement, touchant jusqu’à 74% des jeunes, selon Gabriel Fandja, le président de la commission de l’Éducation à l’Assemblée nationale. L’inflation continue d’éroder le pouvoir d’achat au Cameroun, avec un taux de 5% en 2024, d’après les chiffres officiels.

Un marché de rue à Douala, au Cameroun. (CHARLY TRIBALLEAU/AFP via Getty Images)
Sur les réseaux sociaux comme dans les débats télévisés, les Camerounais multiplient les critiques sur la cherté de la vie, la précarité des conditions de vie et l’insuffisance des services de base.
L’accès à l’eau potable, aux soins de santé ou à une éducation de qualité demeure difficile. Ces frustrations, exprimées de plus en plus ouvertement, traduisent un malaise social profond à l’approche de la présidentielle.
Conflit armé
La crise qui perdure depuis 2016 dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest demeure l’un des principaux foyers d’inquiétude à l’approche du vote.
Les violences entre groupes séparatistes armés et forces de sécurité s’y poursuivent, provoquant un climat d’instabilité. En 2018, le scrutin avait été perturbé dans ces zones, avec un taux de participation très faible en raison des déplacements massifs des populations fuyant le conflit.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion