Cameroun: saisie de 2 tonnes d’écailles de pangolins et 200 pointes d’ivoire
Quatre trafiquants d’espèces animales protégées au Cameroun ont été arrêtés jeudi à Douala alors qu’ils s’apprêtaient à vendre deux tonnes d’écailles de pangolins, un petit fourmilier écailleux menacé d’extinction, ainsi que 200 défenses d’ivoire, a annoncé jeudi le gouvernement camerounais.
« Nous avons réussi à interpeller quatre trafiquants qui s’apprêtaient à vendre 2 tonnes d’écailles de pangolin et 200 pointes d’ivoire », a déclaré à l’AFP le ministre camerounais des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo. « C’est une énorme saisie, d’habitude nous saisissons des dizaines, quelques fois des centaines de kilos d’écailles. Ici on parle de plus de deux tonnes! », s’est réjoui le directeur adjoint de l’ONG LAGA, Eric Kaba Tah, avec qui les forces de l’ordre ont conjointement mené l’opération.
Ces trafiquants font partie d’un réseau qui exportait habituellement leurs produits vers le Nigeria, a-t-il ajouté. Cette saisie record est estimée à 150 millions de francs CFA (environ 227.000 euros), selon cette source. Les écailles de pangolins sont recherchées en Asie du Sud-Est pour leurs prétendues propriétés médicinales contre l’acné, le cancer et l’impuissance. Malgré l’interdiction de son commerce depuis 2016, l’animal peut encore s’acheter dans des échoppes de Hong Kong, où ses écailles se vendent à prix d’or.
Un million de pangolins ont été chassés dans les forêts d’Afrique et d’Asie au cours des dix dernières années, à mesure que l’appétit pour le quadrupède s’envolait en Chine ou au Vietnam. Quant au commerce illégal d’ivoire, il est la troisième forme de trafic le plus rentable après les stupéfiants et les armes.
Il est alimenté par une forte demande en Asie et au Moyen-Orient, où les défenses d’éléphant sont utilisées dans la médecine traditionnelle et en ornementation. Il peut être revendu jusqu’à 7.000 euros le kilo.
D.C avec AFP
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion