Canada: tensions entre pêcheurs autochtones et non-autochtones

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-Illustration-La Nouvelle-Ecosse, région productrice de homards, est depuis un mois le théâtre de tensions entre des pêcheurs autochtones et non autochtones. Photo par Justin Sullivan / Getty Images.
Von 18 octobre 2020

Un homme a été grièvement blessé samedi dans l’incendie d’un entrepôt de homards dans la province canadienne de la Nouvelle-Ecosse, au cœur de vives tensions entre pêcheurs autochtones et non-autochtones.

L’incident s’est déroulé dans la nuit de vendredi à samedi dans le village de Pubnico-Ouest-le-Centre, au sud-ouest de la Nouvelle-Ecosse (est du Canada), a indiqué la police dans un communiqué samedi.

Le local a subi « des dommages importants » mais aucun employé n’était présent lorsque le feu, jugé « suspect », s’est déclenché, a précisé la police.

Un homme est toutefois hospitalisé, entre la vie et la mort, pour des blessures qui semblent être liées à l’incendie, a-t-elle ajouté. Une enquête est en cours.

Région productrice de homards

L’incendie intervient alors que la Nouvelle-Ecosse, grande région productrice de homards, est depuis un mois le théâtre de tensions grandissantes entre des pêcheurs autochtones de la nation Mi’kmaq et des pêcheurs commerciaux non-autochtones.

Celles-ci ont débuté lorsque les pêcheurs autochtones ont lancé mi-septembre leurs saison de pêche, provoquant l’ire des pécheurs commerciaux qui ne sont autorisés, selon la réglementation fédérale, à commencer leur pêche qu’en novembre.

La Cour suprême garantit aux communautés autochtones le droit à une pêche de subsistance mais ses contours sont flous et les pêcheurs commerciaux considèrent celle-ci illégale parce qu’elle se déroule hors de la saison commerciale autorisée.

Selon les médias canadiens, le local incendié samedi était utilisé par des pêcheurs autochtones pour stocker leurs prises. Plus tôt cette semaine, des Autochtones avaient dénoncé des actes de vandalisme contre des locaux et des agressions de pêcheurs autochtones par des pêcheurs commerciaux.

Attaques qu’ils jugent racistes

Les leaders autochtones ont dénoncé des attaques qu’ils jugent racistes, appelant les autorités à renforcer la sécurité dans la région.

Perry Bellegarde, chef de l’Assemblée des Premières Nations, a dit samedi sur Twitter avoir contacté le gouvernement fédéral « pour exprimer la profonde inquiétude des Premières Nations ».

« Les Canadiens sont consternés par cette agression contre le peuple Mi’kmaq », a indiqué sur Twitter Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones, assurant le « soutien » du gouvernement à cette communauté et « ses droits issus de traités ».

« Ceci est du terrorisme. Le peuple Mi’kmaq a désespérément besoin d’aide maintenant », a tweeté Jagmeet Singh, à la tête du Nouveau Parti démocratique.

Le ministre de la sécurité publique Bill Blair a annoncé samedi le renforcement de la présence policière dans la région « afin de maintenir la paix ».

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