Cannes : des travaux d’intérêt général pour les élèves perturbateurs, plutôt que l’exclusion
Plutôt que d’exclure les élèves perturbateurs dans les collèges et lycées, la Ville de Cannes (Alpes-Maritimes) a décidé d’opter pour les travaux d’intérêt général. La municipalité estime que c’est une manière de responsabiliser ces élèves face à leurs actes.
La mesure a été votée lors du dernier conseil municipal, nous apprend Le Figaro. Désormais, les élèves des établissements scolaires de Cannes qui auront été sanctionnés en conseil de discipline se verront contraints de réaliser 20 heures de travaux d’intérêt général (TIG) et ce, en dehors du temps scolaire.
« Indispensable pour lutter contre le sentiment d’impunité »
Nettoyer les espaces verts, maintenir la propreté des espaces publics de la ville ou encore effectuer du travail administratif au sein de la CCAS (Caisse Centrale d’Activités Sociales), de l’antenne de Justice ou des médiathèques de la ville, voilà le genre de travaux auxquels seront soumis les élèves perturbateurs.
« Face aux situations d’indiscipline récurrentes, nous mettons en place un principe d’autorité assumé avec une véritable action de responsabilisation », a expliqué lors du conseil municipal le maire LR de la ville, David Lisnard, ainsi que le rapporte BFMTV. « Il y a des phénomènes de violence croissants en France, c’est une réalité statistique », a encore souligné l’édile.
Ce vendredi, David Lisnard a expliqué dans un communiqué que « face à l’indiscipline récurrente de certains élèves dans les collèges et lycées, il est nécessaire et urgent de sanctionner ». « C’est indispensable pour lutter contre le sentiment d’impunité qui génère le délitement civique et parfois la délinquance », a-t-il plaidé, estimant que « la transgression ne doit pas rester impunie ». « Être responsable c’est agir avec respect : de soi, des autres, de notre environnement. »
« C’est certainement mieux que l’exclusion »
Cette mesure – qui émane d’une collaboration entre la mairie de Cannes et la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale dans les Alpes-Maritimes – a pour objectif de permettre aux élèves concernés de pouvoir réfléchir sur les conséquences de leurs méfaits, sans pour qu’il y ait rupture avec leur scolarité.
Ces travaux seront en effet exécutés pendant les vacances car il n’est pas question qu’ils empiètent sur la scolarité des élèves, a signifié auprès de BFMTV Thierry Migoule, le directeur de cabinet du maire de Cannes. « C’est certainement mieux que l’exclusion, qui est par définition pendant le temps scolaire, et ça peut être ressenti comme des vacances pour certains. »
Pour prendre conscience du caractère essentiel des règles du « vivre ensemble »
Laurent Le Mercier, inspecteur d’académie des Alpes-Maritimes, a précisé dans les colonnes du Figaro que ces actions d’intérêt général vont varier « selon l’acte commis et la situation de chaque élève », garantissant ainsi « une approche individualisée et un accompagnement sur mesure ». « En découvrant de nouveaux environnements, l’élève prend pleinement conscience du caractère essentiel des règles du ‘vivre ensemble’ dans la vie en société », a encore justifié Laurent Le Mercier, sachant que ce dispositif innovant « implique les parents dans le processus éducatif », constituant ainsi « un levier efficace pour accompagner les élèves dans leur parcours scolaire et les aider à devenir des citoyens responsables et engagés ».
Cette initiative rencontre cependant quelques réticences, notamment de la part de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves). « Ce que propose la ville de Cannes n’est pas du tout éducatif », a déploré au micro de BFMTV sa présidente, Khadija El Ouahabi.
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