Caricatures de Mahomet : la liberté d’expression « a ses limites », estime le Premier ministre canadien

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu vendredi la liberté d'expression tout en estimant qu'elle n'était "pas sans limites" et ne devait pas "blesser de façon arbitraire et inutile" certaines communautés.
Titelbild
Le Premier ministre canadien Justin Trudeau. (Photo :DAVE CHAN/AFP via Getty Images)
Von 30 octobre 2020

Justin Trudeau a plaidé pour un usage « prudent » de la liberté d’expression.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a défendu le 30 octobre la liberté d’expression tout en estimant qu’elle n’était « pas sans limites » et ne devait pas « blesser de façon arbitraire et inutile » certaines communautés.

« Nous allons toujours défendre la liberté d’expression », a affirmé M. Trudeau, en réponse à une question sur le droit à caricaturer le prophète Mahomet, comme l’a fait le magazine satirique Charlie Hebdo.

« Mais la liberté d’expression n’est pas sans limites », a-t-il fait valoir lors d’une conférence de presse. « Nous nous devons d’agir avec respect pour les autres et de chercher à ne pas blesser de façon arbitraire ou inutile ceux avec qui nous sommes en train de partager une société et une planète ». « On n’a pas le droit par exemple de crier au feu dans un cinéma bondé de monde, il y a toujours des limites », a argumenté le chef du gouvernement.

« Nos amis français »

Prenant ses distances avec la position du président français Emmanuel Macron, M. Trudeau plaidé pour un usage « prudent » de la liberté d’expression. « Dans une société pluraliste, diverse et respectueuse comme la nôtre, nous nous devons d’être conscients de l’impact de nos mots, de nos gestes sur d’autres, particulièrement ces communautés et ces populations qui vivent encore énormément de discriminations », a-t-il plaidé.

Comme il l’avait fait la veille avec les dirigeants de l’Union européenne, M. Trudeau a tenu à condamner les récents attentats terroristes « affreux et épouvantables » en France. « C’est injustifiable et le Canada condamne de tout cœur ces actes en se tenant toujours avec nos amis français qui vivent des moments extrêmement difficiles », a-t-il insisté.

Trois personnes ont été assassinées jeudi à coups de couteau dans une église à Nice, dans le sud de la France, par un homme qui a été appréhendé. Ces attaques interviennent dans un contexte de colère au Moyen-Orient contre la France et le président Emmanuel Macron, vilipendé pour avoir défendu le droit à publier des caricatures en France.

M. Macron s’était exprimé en ce sens lors d’un hommage la semaine passée à Samuel Paty, un professeur décapité en pleine rue dans un attentat pour avoir montré des caricatures du prophète Mahomet en classe dans un cours sur la liberté d’expression.

Focus sur la Chine – Les investisseurs cachés derrière des sociétés-écrans de Hong Kong

An dieser Stelle wird ein Video von Youtube angezeigt. Bitte akzeptieren Sie mit einem Klick auf den folgenden Button die Marketing-Cookies, um das Video anzusehen.

Le saviez-vous ? 


Epoch Times est un média indépendant, différent des autres organisations médiatiques. Nous ne sommes influencés par aucun gouvernement, entreprise ou parti politique. Notre objectif est d’apporter à nos lecteurs des informations factuelles et précises, en étant responsables envers notre lectorat. Nous n’avons d’autre intention que celle d’informer nos lecteurs et de les laisser se faire leur propre opinion, en utilisant comme ligne directrice les principes de vérité et de tradition.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion