Carole Delga appelle Emmanuel Macron à accepter «la pause» et sortir de son «isolement politique»
La présidente PS de la région Occitanie Carole Delga appelle vendredi le président Emmanuel Macron à sortir de son « isolement politique », et à accepter « la pause » que réclame l’intersyndicale, dans une lettre ouverte publiée dans Le Monde.
La présidente des Régions de France, à qui beaucoup prêtent des intentions présidentielles, explique lui écrire « depuis cette France qui n’en peut plus, cette France éloignée du pouvoir central, à la périphérie de l’espoir, de la résignation et de la colère ».
Dans l’histoire de notre pays, chaque grand mouvement social s’est conclu dans la négociation. Face à un tel niveau de souffrance et de colère, il ne peut être question d’ego ou d’aventure personnelle. Le seul chemin est celui de l’intérêt de la France et des Français. https://t.co/svvOTCge14
— Carole Delga (@CaroleDelga) March 31, 2023
« Sortez de votre isolement politique, rompez avec cette verticalité mortifère, prenez le temps de cette ‘pause’ que l’intersyndicale, et derrière elle, des millions de Français, vous demande », écrit-elle au président de la République, dont elle déplore l' »entêtement à refuser la main » que les syndicats lui « tendent », et à « porter aujourd’hui, seul, ce projet de réforme massivement rejeté ».
« Arrêter ce train fou qu’est devenu le débat public »
« Avec le recul, votre ‘en même temps’ s’est fracassé sur le réel », écrit-elle, dans cette lettre qui se veut aussi une réponse à ses détracteurs à gauche, qui l’accusent de connivence avec la macronie, via la candidate socialiste qu’elle défend dans la législative partielle de l’Ariège, soutenue au 2e tour par Renaissance. « Des ronds-points d’hier des Gilets Jaunes aux cortèges d’aujourd’hui, en passant par les conventions citoyennes galvaudées par votre pratique re-centralisatrice », Carole Delga y voit « la volonté d’être écoutés et respectés ».
Elle déplore que la réponse du président ait été « toujours la même : vous avez pensé seul, agi seul, parlé seul ». Pour la présidente d’Occitanie, la situation appelle « au sang-froid et à la responsabilité. Et, en premier lieu, du Président de la République ». Accepter la « pause », permettrait « d’arrêter ce train fou qu’est devenu le débat public », et « d’écarter les tenants de la violence et les extrémistes qui se frottent les mains dans l’ombre », conclut Carole Delga.
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